Ce finissant du Collège Shawinigan a en effet terminé 1er de sa catégorie lors de l’événement Bourstad, un prestigieux concours de simulation boursière tenu depuis 25 ans. Du 13 février au 13 avril dernier, le résident de Notre-Dame-du-Mont-Carmel a en effet fait fructifier son mise de départ, soit un 100 000$ virtuel, en une jolie cagnotte de 144 774$.
Cette progression de 44% en moins de neuf semaines est nettement supérieure que les 5278$ qui restaient dans les poches d’un étudiant du Cégep de Terrebonne, inscrit tout comme Marc-Antoine dans la catégorie Performance financière – portefeuille diversifié. Ils étaient 547 étudiants en lice dans cette catégorie et toutes inscriptions confondues, l’étudiant en Sciences humaines profil Administration a terminé au 5e rang sur les 2439 participants.
Initiative du Collège de Rosemont, la simulation boursière Bourstad permet notamment aux étudiants de s’initier au monde de la Bourse par des activités d’investissements simulés sur Internet.
Invité par L’Hebdo a dévoilé son secret, il s’avère que l’étudiant a joué d’audace dans ses placements. En fait il a placé la moitié de ses billes – soit 50 000$ - sur une obscure entreprise ontarienne nommé Northcore alors que les actions de celles-ci se transigeaient à 8¢ l’unité. Quelques jours plus tard, elles étaient propulsées à 15¢, ce qui a pratiquement fait doubler son pari boursier. «J’analysais les historiques des compagnies et les actions de Northcore ont déjà valu 1$. Elles étaient sous-estimées selon moi», explique celui qui fera son entrée en Administration des affaires à l’Université Laval en septembre.
Peut être mais en date du 11 juin, elles dépassaient à peine… 6¢ l’unité.
Marc-Antoine a eu moins de succès avec les actions d’Air Transat. Parce que la simulation se déroulait en plein cœur de la semaine de relâche, il a investi de gros sous sur le transporteur aérien mais il s’est avéré avoir misé sur le mauvais cheval. «C’est sur West Jet qu’il aurait fallu le faire.»
Marc-Antoine Pouliot, qui consacrait environ 1 heure de son temps chaque jour au concours, a maintenant attrapé la piqûre boursière. «Quand je pourrai me le permettre, je vais me garder 1000$ que je vais investir dans le marché boursier», promet celui qui a plus de crainte de voir ses études perturbées par les appels à la grève de Gabriel Nadeau-Dubois que par les soubresauts de la bourse…


