Quatre thèmes étaient proposés sur lesquels chaque candidat devait développer puis interpeller un adversaire. Premier constat: Michel Angers et Claude Villemure n'ont adressé qu'une seule question à leur opposant Yves Duhaime. Une retenue que ce dernier n'a pas appliqué son tour venu. En général dans le contenu de leurs interventions, les quatre candidats s'en sont tenus à répéter ce qu'ils avancent sur toutes les tribunes depuis un mois.
Faisant sourire par moment le modérateur Martin Francoeur parce que le thème suggéré ne s'y rattachait pas toujours, Yves Duhaime a ramené sans cesse sur le tapis le dossier de l'eau potable en faisant valoir que la puiser dans la rivière Saint-Maurice ne représentait aucun danger et que les coûts assumés par les Shawiniganais – environ 20 millions$ - demeuraient somme toute raisonnable une fois étalés sur 50 à 60 ans. L'ex-ministre semble faire de la résolution de ce dossier un aspect incontournable de l'avenir de Shawinigan.
Michel Angers et Claude Villemure se sont peut être livrés les batailles les plus agressives durant ce débat. Le premier ramenant sur le tapis le passage de Villemure à la présidence du Collège Shawinigan («Un style de gestion qui fait des vagues et qui n'a pas donné une bonne image au Collège et à la Ville») tandis que le second remettait en cause le rapport de force que pourrait avoir Angers à cause de son bagage syndical («C'est quoi l'avantage de syndiquer des développeurs économiques comme vous l'avez fait au CLD Shawinigan?»)
Les deux hommes ont bien sûr éludé les attaques. Le premier répondant que les représentants syndicaux au conseil d’administration du Collège avaient toujours voté dans le sens de l'employeur; à son tour, le second a rappelé que l'accréditation syndicale était un droit inscrit dans le code du travail, peu importe le milieu de travail.
À une autre reprise, les deux hommes se sont relancés sur leur implication passée. Accusé par Angers de ne pas avoir été très présent sur les comités auxquels il devait participer, Villemure a blâmé son adversaire d'être là seulement pour les photos: «Je ne suis pas le genre de gars à être élu sur quatre ou cinq conseils d'administration. Je ne m'éparpille pas un peu partout moi!».
Ne voulant pas être en reste là dessus, Yves Duhaime a sauté dans la mêlée et a tenté de caricaturé le représentant de la CSN: «M. Angers, vous êtes un apparatchik souffrant d'une structurite aigüe Vous vous promenez dans les structures avec une aisance que même les Chinois ne s'y retrouveraient pas.»
À ce commentaire, Angers a rappelé que Duhaime l'avait justement félicité pour son implication le printemps dernier. «J'ai appris à vous connaître depuis ce temps-là», a rétorqué le résident de Saint-Jean-des-Piles.
Entre ces échanges aigre-doux, le 4e candidat, Ronald St-Onge Lynch a eu le temps rappeler les grandes lignes de sa campagne que sont la création de 6000 emplois, la promesse d’accorder 4 millions$ par année au CLD et l’absolu conviction que les Shawiniganais ne boiront jamais l’eau de la rivière Saint-Maurice.
Débat des candidats : pas de nouvelles idées mais quelques accrochages
Pas d'idées nouvelles, quelques échanges musclés, des participants respectant les règles de temps mais pas toujours ceux des thèmes proposés; le débat des candidats de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan tenu ce midi à l'Auberge Le Florès n'a pas permis d'établir de gagnant, ni de perdant.
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