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Shawinigan écrit à la ministre Shea

Gail Shea, ministre du Revenu. Photo CTV

Gail Shea, ministre du Revenu.

Bernard Lepage
Publié le 12 Juin 2012
Publié le 12 Juin 2012
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La Ville de Shawinigan a adopté mardi soir une résolution demandant à la ministre du Revenu, Gail Shea, «de s’engager formellement à maintenir les 600 emplois du Centre fiscal de Shawinigan et d’annoncer de quelles façons l’énoncé budgétaire sera appliqué.»

Sujets :
Agence , Shawinigan , Canada , Ottawa

Cette prise de position survient même si le conseil municipal ne détient aucune nouvelle information dans ce dossier. Elle fait plutôt suite à une intervention de l’ensemble des employés et du syndicat du centre fiscal. «Ils souhaitaient que le conseil municipal adopte une résolution dans un premier temps et dans un deuxième temps, d’envoyer une lettre à la ministre Shea pour lui indiquer notre inquiétude vis-à-vis cette situation là et tenter d’avoir des réponses le plus rapidement possible, a expliqué la maire Michel Angers au terme de la séance publique. Partout au Canada, les mesures de restrictions ont été appliquées selon le dernier budget alors que du côté de Shawinigan, ça n’a pas encore été fait. On ose espérer que les impacts vont être minimes mais vaut mieux prévenir que guérir.»

Le préambule de la résolution explique que le dernier budget fédéral prévoit des coupures de 250 millions$ au sein de l’Agence de revenu du Canada et que ces compressions provoquent de l’incertitude auprès des employés du centre fiscal de Shawinigan-Sud.

En mars dernier, lorsque les députés NPD Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin, avaient fait une intervention au parlement à Ottawa évoquant des coupures de 600 emplois à Shawinigan-Sud, le maire Michel Angers s’était dit surpris par cette sortie, n’en ayant jamais entendu parler auparavant.

Même s’il dit ne pas bénéficier d’informations supplémentaires aujourd’hui, le contenu de la résolution, qui parle aussi de 600 emplois, semble de toute évidence s’appuyer sur cette déclaration qui a tout déclenché.

«Dans le contexte actuel, on y va par mesure préventive. La lettre est déjà partie. C’est la première démarche concrète qu’on fait dans ce dossier car il fallait attendre de voir les impacts de ce budget. Est-ce que je suis inquiet? Toute forme de réduction potentiel;e peut nous inquiéter très certainement», a conclu Michel Angers.

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