Pour le dernier exercice complété, la SADC tout comme le Fonds LaPrade ont dû se résigner à présenter des chiffres en légère baisse avec les années antérieures.
En 2009-2010, le Fonds SADC a consenti des investissements de l'ordre de 816 442$ dans 27 projets d'entreprises, générant des investissements totaux de 2 238 784$. Ces sommes ont permis le maintien ou la création de 155 emplois. Pour le Fonds LaPrade, l’année financière a permis de maintenir ou de créer 66 emplois par le biais d’un montant total de 271 625$ investi dans les entreprises du territoire. «Nous avons traité presque autant de dossiers qu’auparavant, mais ils étaient moins intéressants. Plusieurs d’entre eux ont abouti ce printemps alors que nous terminions notre année financière», souligne Simon Charlebois, directeur général de la SADC.
Plus de faillites et de mauvaises créances jumelées avec des taux d’intérêt à un niveau historiquement faible sont autant d’éléments qui ont contribué à plomber les résultats des deux organismes de développement économique. «La moitié de nos investissements sont reliés au domaine manufacturier, mais c’est aussi ce secteur qui est responsable de 80% de nos mauvaises créances», a-t-il poursuivi sans vouloir identifier les entreprises en cause.
Simon Charlebois voit cependant des signes positifs dans le bilan financier déposé par les deux organismes. «Le portrait des propriétés d’entreprises est en train de changer. On est en train de voir arriver une nouvelle vague d’entrepreneurs.» Cela se traduit également par la popularité du Fonds Stratégie Jeunesse qui a vu son enveloppe de 90 000$ totalement utilisée. Ce sont 12 projets d'entreprises de jeunes promoteurs de 18 à 35 ans qui ont ainsi été appuyés, générant des investissements de 900 561$. Cela a permis le maintien ou la création de 15 emplois a rappelé le directeur général.

