En vertu de ce partenariat, la SADC pourra autoriser, au nom de la Banque, un montant de financement additionnel pouvant aller jusqu’au double du montant autorisé par la SADC, jusqu’à concurrence de 50 000$. La BDC effectuera le prêt en se fondant entièrement sur le contrôle diligent réalisé par la SADC. En plus de réduire considérablement les délais d’autorisation des prêts, cette mesure conjointe permettra maintenant à la SADC d’octroyer jusqu’à 200 000$ en prêts aux entreprises admissibles. Les deux organisations continueront également à mettre en commun leur expertise pour soutenir les projets de plus grande envergure.
Le directeur général de la SADC du Centre-de-la-Mauricie, Simon Charlebois, est convaincu que ce modèle permettra de mieux aider les entrepreneurs: «Travailler en synergie, changer nos mentalités, être complémentaire plutôt qu’en compétition permet de mieux aider les entreprises en région. Les SADC connaissent bien leur milieu, offrent un suivi des entreprises qu’ils financent conjointement avec la BDC. La connaissance du milieu est primordiale lorsque les projets d’entreprises comportent plus de risques. Ce sont souvent ces projets que d’autres institutions n’osent pas financer qui deviennent, grâce à un bon encadrement, des exemples de réussites surprenantes.»
Pour Patrice Bernard, premier vice-président, Financement et consultation – Région du Québec pour la BDC, ce partenariat est une façon novatrice pour la Banque de soutenir davantage d’entrepreneurs, notamment à l’extérieur des centres urbains. «Notre objectif est de rejoindre le plus grand nombre d’entrepreneurs possible afin qu’ils puissent bénéficier de nos services de financement et de consultation. En combinant de cette façon les efforts de nos 20 centres d’affaires au Québec à ceux des 67 bureaux de la SADC et CAE, les entrepreneurs en région bénéficient d’un meilleur accès aux diverses sources de financement, ainsi que d’une plus grande efficacité dans le traitement de leur demande de prêt.»
En plus du prêt conjoint, la BDC fait profiter les SADC de son expertise, notamment en leur offrant de la formation et un accès aux services de BDC Consultation. La BDC et les SADC n’en sont pas à leur première initiative conjointe. En 2009-2010, la collaboration entre les SADC et CAE du Québec et la Banque a généré un volume d’affaires de 73 millions de dollars, une augmentation de 22% par rapport à l’an dernier.

