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Eau potable: Deschamps offre ses services

Robert Deschamps Photo L'Hebdo / Jonathan Roberge

Robert Deschamps

Publié le 10 Février 2010
Publié le 10 Février 2010
Sujets :
Michel Angers , Recherche Scientifique Eau Terre , Parcs , Saint-Maurice , Shawinigan , New York

L'ex-député de Saint-Maurice, Robert Deschamps, a offert ses services à Michel Angers dans le dossier de l'approvisionnement en eau potable. Dans une lettre envoyée au maire de Shawinigan, M. Deschamps fait valoir son expérience à titre de membre de la commission parlementaire à l’Assemblée Nationale du Québec lors de l’étude de la loi 92 sur l’utilisation de l’eau. Voici l'intégrale de cette lettre.

A la suite de la rencontre d’information du  conseil municipal qui s’est tenue au Lac des Neiges, probablement avec une firme de génie conseil, la ville semble persister à privilégier la rivière Saint-Maurice comme future sourced’alimentation en eau potable.  

Considérant, que le projet évalué à 87.4 millions et qu’on peut facilement présumer qu’il en coûtera le double soit 174.8 millions et que les gouvernements fédéral et provincial assumeraient 58 millions, la ville devra assumer 116.8 millions ce qui porterait la dette de la municipalité à plus de 200 millions.

Considérant, qu’une firme de génie conseil a intérêt à vous convaincre de réaliser le projet pour retirer sa part des millions, on peut s’interroger sur la réelle nécessité de ce projet. Prétendre que toutes les autres avenues ont été étudiées est erroné.

Le seul choix raisonnable est de conserver le système actuel qui répond aux normes de qualité et dont le débit a toujours été suffisant par le passé. Considérant, qu’en commission parlementaire à l’Assemblée Nationale du Québec lors de l’étude de la loi 92 sur l’utilisation de l’eau, commission à laquelle j’ai participé comme député de Saint-Maurice en 2008, plusieurs organismes ont mis en doute la validité des études sur l’utilisation de l’eau car les nouvelles méthodes hydrogéologiques n’ont pas été utilisées, comme à New York et à Munich. De plus, les experts de l’Institut National de Recherche Scientifique Eau Terre et Environnement ont confirmé que personne ne peut prévoir l’incidence du débit de l’eau dans les lacs puisque nul ne peut prévoir les quantités de pluie ou de neige qui tomberont. Depuis plus de 80 ans, nous puisons l’eau dans nos lacs et, des industries, qui aujourd’hui sont disparues, utilisaient le double sinon le triple du volume d’eau utilisé aujourd’hui et ceci sans nuire à la faune et la flore donc, le débit est suffisant pour les besoins actuels et futurs.

Considérant, que la population de Shawinigan a, par un referendum, rejeté ce projet à plus de 62.8% lors des élections municipales de 2009, il est primordial de respecter la démocratie.

J’ai rencontré personnellement la sous-ministre et son personnel du Développement Durable de l’Environnement et des Parcs en juillet 2008 et j’ai aussi informer la ministre des Affaires Municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire de l’époque, Madame Nathalie Normandeau, et son successeur, Monsieur Laurent Lessard pour leur démontrer qu’il n’y avait aucune preuve scientifique incitant à réaliser ce projet et je leur ai suggéré d’abandonner ce projet inutile.

Par la présente, je vous offre mon expérience pour vous accompagner dans des rencontres avec ces ministères afin de leur demander un arrêté ministériel ou un décret afin que la ville de Shawinigan conserve son système actuel d’approvisionnement en eau potable.

En obtenant ce décret, nous épargnerons une dépense, non nécessaire, de plusieurs millions aux contribuables qui n’ont plus la capacité de payer. Je demande la collaboration du député provincial, Monsieur Claude Pinard ainsi que l’appui de la ministre régional madame Julie Boulet, pour déposer une demande de décret à l’assemblée nationale du Québec pour que la ville de Shawinigan conserve son réseau actuel d’approvisionnement en eau potable. Tous ensemble, nous avons le devoir de préserver cette précieuse richesse que sont nos réserves actuelles d’eau potable et ce, avant que des compagnies d’embouteillage viennent puiser dans le lac des Piles et le lac à la pêche cette eau de qualité supérieure pour la vendre sur le marché mondial alors que les citoyens eux, devront payer pour traiter et boire l’eau du Saint-Maurice, entraînant ainsi un surplus de 2 millions de dépenses d’entretien annuel pour le nouveau système.

- Robert Deschamps

Ex député provincial de la circoncription Saint-Maurice

c.c. Monsieur Claude Pinard, député Saint-Maurice Madame Julie Boulet, député de Laviolette

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