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Combattant avec des armes d’acier au bout arrondit et à la lame non-affûtée, les guerriers sont protégés par des armures fabriquées à partir de modèles qui ont déjà existé. Le souci d’exactitude ne souffre ici d’aucun passe-droit.
«Ce n’est pas un jeu, explique Annie Desjardins. L’année dernière, certains de nos combattants ont eu le front fendu, l’épaule disloquée et les côtes cassées. D’autres quittent en ambulance.» Tous les membres de l’équipe doivent passer avec succès des tests médicaux avant de sauter dans l’arène. «Ça prend une très bonne capacité cardio-vasculaire», ajoute-t-elle.
À raison de trois rounds de 90 secondes chacun, les HMB se subdivisent en trois catégories: le un contre un; le 5 contre 5; et le 21 contre 21. Ce dernier est sans contredit celui le plus violent puisque les coups arrivent souvent de nulle part. Parce qu’elle n’a pas le nombre requis pour la 3e, l’Ost du Québec est inscrit dans les deux premières catégories.
Il s’agit bien sûr d’un hobby dispendieux. Le voyage en Pologne cette année coûtera près de 1800$ à chacun des voyageurs. L’armure et les armes valent à elles seules plus de 1000$ au minimum mais certains n’hésiteront pas à payer plus de 10 000$ pour avoir un équipement plus léger.
L’année dernière par exemple, l’armure de certains guerriers ajoutait 50 kg à leur poids. Cette année, grâce à des alliages de métaux, cette charge a été descendue à 25 kg, ce qui facilitera évidemment la tâche des combattants dans leur mouvement.


