L'ASPQ souhaite mettre en garde la population sur cette question: «Si les publicités garantissent des pertes de poids dangereusement rapides, aucune étude scientifique ne démontre le lien véritable entre les messages publicitaires véhiculés et les résultats de l'utilisation d'un produit amaigrissant», met en garde Émilie Dansereau-Trahan, chargée de projet à l'ASPQ. Précisons que les résultats que promet l'industrie sont non seulement irréalistes, ils peuvent également mettre la santé des consommateurs et consommatrices en danger.
Appel à la vigilanceL'ASPQ invite les consommatrices et les consommateurs à demeurer critiques quant aux renseignements disponibles sur Internet puisqu'il n'existe actuellement aucune règlementation quant à l'exactitude et à la véracité des contenus.
De plus, l'achat de produits en ligne peut causer des surprises désagréables. «Par exemple, dès qu'elles ont leur numéro de carte de crédit, certaines compagnies facturent le client automatiquement, à tous les mois, jusqu'à ce que ce dernier les appelle pour y mettre fin», explique la chargée de projet.
Selon le sondage de l'ASPQ, plus de la moitié des Québécoises (60 %) âgées de 18 ans et plus ont tenté de perdre du poids en 2008 et 10 % d'entre elles l'ont fait à l'aide de produits ou de moyens amaigrissants. Chez ces utilisatrices, 39 % n'avaient pas de poids à perdre. «Plusieurs des produits qui se retrouvent en vente libre n'ont pas été évalués par Santé Canada ou n'ont pas fait la preuve qu'ils peuvent être consommés sans danger», précise Émilie Dansereau-Trahan. Ce printemps, une personne est décédée aux États-Unis suite à l'utilisation d'un produit amaigrissant.
L'Association souhaite rappeler aux femmes qu'il n'y a rien de tel, tant pour le corps que pour l'esprit, qu'une bonne dose d'activité physique jumelée à une alimentation équilibrée. «L'important est de se sentir bien, de prendre plaisir à cuisiner, de pratiquer une activité physique qui vous plaît et de profiter de l'été!», conclut Émilie Dansereau-Trahan.
Émilie Dansereau-Trahan est chargée de projet à l'ASPQ et elle travaille sur le dossier des produits, services et moyens amaigrissants (PSMA). Elle est candidate au doctorat en psychologie à l'Université du Québec à Montréal et détentrice d'une maîtrise en bioéthique de l'Université de Montréal.

