L’information est incluse dans le rapport sur les états financiers déposé ce mardi soir lors de la séance publique du conseil municipal. Dans les douze mois de l’année 2011, l’administration municipale a dégagé un surplus de 1,6 million$ qui, une fois ajouté au surplus accumulé, fait grimper ce dernier à un peu plus de 6 millions$. En 2010, l’excédent des revenus sur les dépenses s’était situé à 3,25 millions$.
Pour expliquer la bonne performance financière de 2011, il faut savoir notamment que des évaluations foncières à la hausse ont généré 1,2 million$ en argent neuf dans les coffres de la Ville. Les transferts gouvernementaux ont été bonifiés de 666 000$ et les revenus générés par les autres activités ont été en hausse de 569 000$ mais en contrepartie, la Ville a dû composer avec des recettes moindres de 61 000$ au chapitre de l’émission de constats d’infraction. Une modification du statut du parc national de la Mauricie a également eu un impact négatif sur les revenus puisque les paiements tenant lieu de taxes ont diminué de 334 000$ en 2011.
Pour ce qui est des dépenses, la Ville peut dire merci à Dame Nature puisque l’hiver clément dans les douze mois de la dernière année lui a permis d’économiser 828 000$ sur la somme qu’elle avait budgété sur la voirie d’hiver. Par contre, l’administration municipale a dû faire face à des coûts imprévus comme la démolition du garage municipal qui a engendré une hausse de 253 000$ de la voirie d’été alors que l’entretien des patinoires a généré des dépenses supplémentaires de 164 000$.
Au sujet de la dette à long terme – dont 22% est assumé par le gouvernement du Québec-, la hausse de 33% s’explique par les importantes sommes investies par la Ville dans la réfection de ses immobilisations, soit 41 millions$ en 2011. Plus de 50% de ce montant a servi à des travaux d’infrastructures d’égout, d’aqueduc et de voirie.
Michel Angers reconnaît qu’à 138 millions$, la dette à long terme de Shawinigan est appréciable comparée aux actifs (302 millions$) de la Ville mais il dit ne pas s’inquiéter. «Il y avait énormément de travaux à faire, explique le maire. Et ce montant est une conséquence directe de toutes les subventions possibles qu’on a été cherchées pour réhabiliter nos infrastructures. Je le dis et je le répète, on a pris du retard ces dernières années et si on ne fait pas ces travaux quand les programmes sont là, tôt ou tard, il faudra les faire et pis là, on va devoir le faire à plein prix.»
Et Michel Angers ne cache pas que cette dette à long terme est appelée à faire un bond encore plus appréciable dans les prochaines années puisque le projet d’eau potable de 76 millions$ - dont 57 millions$ provenant de Québec et d’Ottawa – devra être affiché dans les livres financiers de la Ville.


