Pas moins de six points ont été abordés par les péquistes. Dans un premier temps, l'hôte de la rencontre, Patrick Lahaie, candidat dans Maskinongé, a laissé entendre que l'industrie touristique et le récréotourisme profiteraient d'une aide substantielle de la part du PQ. Selon lui, le potentiel de cette industrie est en pleine expansion.
La lutte à la pauvreté fait également partie des éléments sur lesquels le gouvernement péquiste martèlera s'il est élu.
«Chacun, dans une société juste, a le droit de vivre dans la dignité. Je m'engage à créer une synergie au-delà de Trois-Rivières. Notre équipe régionale ne sera pas simplement une pousseuse de dossiers», a signalé Djemila Benhabib, candidate dans la circonscription de Trois-Rivières.
De son côté, le candidat dans Saint-Maurice, Luc Trudel s'engage à ce que la Mauricie retrouve ses lettres de noblesse en travaillant avec les acteurs du milieu dans les secteurs de l'emploi, de l'énergie et des ressources naturelles.
«Nous devrons passer d'une économie sous contrôle étranger à une prise en charge locale», a-t-il indiqué.
Seule candidate qui briguera un nouveau mandat au sein de l'équipe, Noëlla Champagne (Champlain) n'est pas passée par quatre chemins pour décrire l'état de la situation dans l'éducation.
«Nous avons tout ce qu’il nous faut pour nous prendre en main et contrer le décrochage scolaire, mais on ne le fait pas. Oui, nous allons abolir la fameuse hausse sur les frais de scolarité et allons tenir un sommet sur l'enseignement. On va parler avec les étudiants. Mme Marois ne s'est jamais engagée à quelque gel que ce soit, elle a simplement dit que la hausse serait raisonnable. Ce n'est pas acceptable de tolérer ce que l'on vit depuis trois mois», a mentionné la vieille routière.
Même si la santé était le principal point à l'ordre du jour pour Gilles Mayrand (Nicolet-Bécancour), il a rapidement été questionné sur son intention dans la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-II.
«Mme Marois s'est engagée à investir 200 millions $ dans la région immédiate pour assurer le développement de nouvelles entreprises de haute technologie dans le domaine de l'énergie. J'aurai toujours à cœur l'aspect humain dans le dossier d'une fermeture d'entreprise. Je suis convaincu qu'une décision est prise, mais qu'on nous fait croire qu'elle ne l'est pas. On ne s'apprête pas à la rénover, mais plutôt à la fermer», a-t-il soutenu.
L'agriculture figure également au rang des priorités que le PQ veut remettre à l'avant-scène.
«Nous prendrons les dispositions pour que les produits du Québec représentent 50% du panier d'épicerie du consommateur. Avoir une agriculture locale forte, c'est prendre en main notre économie et assurer notre pérennité alimentaire. Pour moi, l'agriculture, la forêt et la nature sont des enjeux prioritaires pour le comté de Laviolette», a conclu le candidat André Beaudoin.


