Alors que se déploie jusqu’à samedi en soirée plus de 2000 guerriers participant à la Grande Bataille sur le site situé à Saint-Mathieu-du-Parc, le candidat du Parti Québécois dans Saint-Maurice a comparé la vision des artisans des lieux à celle qui a guidé Robert Trudel lors de la création de la Cité de l’énergie au milieu des années 1990. Une «folie créatrice» dit-il qui a amorcé la reconnaissance de Shawinigan et qu’il entend recréer s’il est élu le 4 septembre.
En tant qu’attaché politique du député Claude Pinard durant 18 ans, il affirme avoir lui-même contribué à établir des contacts entre les dirigeants du Duché et les autorités municipales alors qu’encore récemment, chacun travaillait en vase clos.
Parce que le tourisme et la culture sont aussi des secteurs générateur d’emplois, Luc Trudel a énuméré d’autres engagements précis tels la reconnaissance de la Cité de l’énergie à titre de musée national afin de lui assurer un budget d’exploitation stable et à long terme; l’établissement d’un partenariat avec le Musée national des Beaux Arts du Québec pour la conception et la présentation d’expositions à Espace Shawinigan; la réfection du bâtiment industriel no AL15 – qui vient de se voir accréditer la certification Bien culturel – afin de lui donner une vocation récréotouristique; et enfin, la mise en place d’un centre de création et de production des arts, un genre d’incubateur culturel qui deviendrait un lieu de production et de diffusion pour les talents locaux. «C’est un besoin ciblé par Culture Mauricie», a rappelé Luc Trudel.
Le candidat péquiste a rappelé que Shawinigan était la ville entre Montréal et Québec qui avait reçu le plus de contributions gouvernementales entre 1998 et 2003 alors que son parti était au pouvoir. «Nous avions parcouru un chemin énorme mais tout a arrêté avec l’arrivée des libéraux. Il est temps de revenir au développement touristique et à emmener ici des projets majeurs», conclut-il.


