Depuis plus d’un an, le maire répète que le dossier de l’eau potable doit être réglé avant que Québec étudie celui du Lac-à-la-Tortue. Une fois que le gouvernement statuera sur la subvention qu’il accordera, la Ville informera les riverains de l’impact financier de cette décision sur leur compte de taxes.
Le candidat du Parti Québécois dans Saint-Maurice fait aussi sienne cette approche pragmatique. «Il est important de garder son calme et préserver les bonnes relations avec les partenaires, dont les principaux sont les citoyens, la ville et le gouvernement», a déclaré Luc Trudel.
«Je m’engage à poursuivre ce travail avec eux et non contre eux», a poursuivi le candidat péquiste qui avait préalablement rencontré la présidente de l’APL (Association de protection du lac à la Tortue, Marielle Magnan. Présente lors du point de presse, celle-ci s’est dite satisfaite de la démarche de Luc Trudel.
Autant dans le dossier de l’eau potable de 75 millions$ que dans celui de l’assainissement des eaux usées du Lac-à-la-Tortue de 55 millions$, le travail du député en est un de facilitateur estime l’ex-attaché politique de Claude Pinard. Luc Trudel promet de mettre fin à la confrontation qui a trop longtemps caractérisé la relation entre le gouvernement et la Ville dans ces deux dossiers.
Route 153 et rang Saint-FrançoisLe candidat du PQ s’est engagé aussi à faire aboutir deux dossiers qui préoccupent depuis des années les élus de Saint-Mathieu-du-Parc: ceux de l’assainissement des eaux usées sur la montagne de l’ex-centre de ski ainsi que l’entretien du rang Saint-François qui mène au parc national.
«Il y a un ponceau et la chaussée qui demandent un investissement dépassant la capacité de payer de la municipalité. Je veux contribuer à trouver une solution à ce problème», a lancé Luc Trudel qui a rappelé que les derniers investissements importants sur ce tronçon ont eu lieu en 1995 alors que le PQ était au pouvoir.
Le candidat péquiste a également ramené le dossier de la route 153 sur le tapis. Cette entrée vers Shawinigan via Baie-de-Shawinigan nécessite depuis des années des travaux de reconfiguration afin de la rendre plus sécuritaire. Comme attaché politique du député de Saint-Maurice, Luc Trudel souligne qu’une étude réalisée au début des années 2000 évaluait le coût des travaux entre 5 et 7 millions$. «Ça ce n’est jamais fait parce que nous n’étions pas dans le bon comté», a-t-il déploré en visant la candidate de Laviolette Julie Boulet qui a été ministre des Transports au sein du gouvernement Charest.
Ces travaux sont d’autant plus urgents estime-t-il que ce sont les fondations de l’ex-usine Belgo qui soutiennent la route à cet endroit. La démolition des bâtiments pourrait causer un risque d’affaissement croit-il.
Des chantiers routiers sont aussi attendus dans les deux autres municipalités du comté, Saint-Boniface et Notre-Dame-du-Mont-Carmel, a rappelé Luc Trudel. Le candidat se propose d’accompagner les conseils municipaux dans leurs demandes d’aide financière au gouvernement. «C’est le rôle du député», a-t-il conclu, ajoutant qu’il a été à même de le constater en travaillant au côté de Claude Pinard depuis 1994.


