«C’est une pure préoccupation quotidienne», mentionne Muguette Paillé, ayant posé une question qui a autant surpris son entourage que les médias qui l’ont convoquée en entrevue des dizaines de fois sans jamais lâcher prise. La chômeuse affirme que sa question est tout à fait concrète et qu’elle n’espérait obtenir autant de son interrogation qu’elle qualifie de «simple».
«Certains médias me demandent si cette popularité pourrait se retourner contre moi… Je leur réponds : Que peut-il bien arriver de pire que de ne plus avoir droit au chômage? », affirme celle dont le revenu temporaire cessera dans les deux prochaines semaines.
Les offres emplois ne manquent pas pour la dame ayant reçu l’appel d’organismes en santé mentale, d’un quotidien montréalais et de l’usine Coloridé située à Louiseville. «Il ne s’agit pas que d’un seul emploi! J’espère avoir suscité la réflexion qui permettra de trouver des pistes de solution»,
«Depuis hier ça n’arrête pas!», explique celle dont le régime actuel est essentiellement constitué d’eau et de café.
C’est capoté, malade, fou!
La dame s’avère incapable de trouver les mots afin de décrire l’émotion qui l’habite. «J’avais averti, mes proches de porter une attention particulière au débat des chefs… je n’en espérais pas autant…», ajoute celle qui, agissant tel un aimant géant, attire les micros et les caméras de télévision.
Le taux de chômage est très élevé en Mauricie, les emplois sont précaires et il est difficile pour une personne comme moi, âgée de 53 ans, de se trouver du travail. J’aimerais savoir ce que vous comptez faire pour la création d’emploi au Québec, particulièrement en Mauricie, et pour aider les personnes de plus de 50 ans à se trouver un boulot permanent. - Muguette Paillé
Équipée de son téléphone sans fil et de son casque d’écoute la dame ne rate aucune occasion de parler aux médias. «J’ai dû jeter et remettre des batteries dans mon téléphone!», explique celle pour qui les demandes d’entrevue fusent par dizaines.
«Je n’ai pas pu ouvrir mon ordinateur», explique-t-elle, convaincue que son poste informatique a flanché face au nombre incalculable de courriels et de commentaires Facebook.
Surfer sur la vague
Mme Paillé, comme l’ont appelé à maintes reprises les participants au débat des chefs, a reçu des appels de plusieurs candidats politiques, chefs et personnalités médiatiques influentes.
«J’apprécie qu’ils m’appellent et qu’ils prennent la peine de m’écouter. Ça ne changera pas mon prochain vote», déclare-t-elle, faisant référence au charme qu’utilisent les politiciens dans le cadre de leur campagne.
«Ça m’ouvre des portes», explique celle, qui en plus d’avoir octroyé une visibilité inégalée à sa municipalité, a envoyé une question risquant de rester dans les annales.


Réponse au commentaire de Martin Jubinville (Candidat Rhinocéros)....Ce n'est sûrement pas vos commentaires insignifiants qui vont améliorer sa situation.