Dans un article s'inscrivant dans un dossier intitulé «Manger québécois: la grande illusion», le journaliste Daniel Chrétien a visité la serre de Saint-Étienne-des-Grès, «grande de 45 000 mètres carrés, 30 fois la patinoire du Centre Bell.»
Parmi les gens interrogés, on retrouve la pdg de Savoura, Marie Gosselin. Celle-là même qui plaidait lundi devant le juge Edouard Martin, faisant valoir que la RGMRM a manqué à ses obligations en produisant un biogaz de mauvaise qualité.
Il en ressort un article flatteur pour le plus important producteur de tomates du Québec, une «entreprise qui n'a pas le temps de se révolter. Elle a le regard tourné vers l'avenir. Le serriculteur poursuit ses activités de recherche et de développement pour de nouveaux produits.»
Du litige avec la RGMRM, niet! Un lecteur qui ne connaît pas le dossier n'en saura pas plus à la fin de l'article.
En préambule de son reportage, Daniel Chrétien écrit: «Avec ses récoltes annuelles de 13 millions de kilos, Savoura s'est taillé une place de choix dans les épiceries du Québec. Aujourd'hui, 60% du marché de la tomate de serre lui appartient. Histoire d'un succès.»
De toute évidence, ce succès n'est pas celui de la RGMRM…

