Après le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque qui déclarait, le 13 avril dernier sur les ondes de Radio-Canada, à propos d'un règlement d'emprunt adopté de justesse concernant le Centre d'interprétation sur l'industrie papetière en Mauricie: «On aurait eu l'air comme Shawinigan. On aurait eu un beau projet, un bel amphithéâtre, et on aurait reçu les gens dans la bouette.», voilà que le maire de Laval met également son grain de sel.
Le 3 mai dernier, à l'opposition qui lui demandait de fractionner son projet de 100 millions$ destiné à construire un complexe sportif et culturel de 7000 sièges, le maire Gilles Vaillancourt a eu la réflexion suivante: «Si on veut un centre de 3500 places, on se place à la hauteur de Shawinigan. Un plus petit centre égalerait un manque d'infrastructure.»
«Si on veut un centre de 3500 places, on se place à la hauteur de Shawinigan. Un plus petit centre égalerait un manque d'infrastructure» - - Gilles Vaillancourt, maire de Laval
Le lendemain de cette séance publique du conseil lavallois, le chef de l'opposition Émilio Migliozzi a laissé un message sur mon répondeur m'avisant que Gilles Vaillancourt avait publiquement dénigré les Shawiniganais.
Pour bien être honnête, on peut accuser le maire de Laval de ne pas connaître à fond le dossier du Centre Bionest – il manque quand même un millier de sièges à son estimation - mais on ne peut lui en vouloir de vouloir construire un complexe plus imposant pour sa ville de 400 000 habitants. On parle même d'y accueillir le club-école des Canadiens, les Bulldogs de Hamilton.
SUITE EN PAGE 2

