On croit aujourd’hui que cette inconscience de ceux qui nous ont précédés est chose du passé; que les citoyens d’aujourd’hui sont plus à même de reconnaître la valeur du patrimoine.
Euh… désolé, mais l’Auberge Grand-Mère, ça vous dit quelque chose!
Non, mais quel gâchis! Non pas que la décision du conseil municipal d’opter pour la démolition de l’édifice n’est pas la bonne. Au contraire: c’était maintenant la seule. Non, c’est tout ce qui a précédé qui est un gâchis.
Un vol en plein jour que cette dilapidation de notre patrimoine régional.
J’imagine que les centaines de Grand-Mérois qui ont un souvenir rattaché au Grand’Mere Inn retiendront un sanglot au début de l’automne lorsqu’on rasera le bâtiment. Une situation semblable à celle vécue en 1983 à Shawinigan avec le Cascade Inn.
Pas besoin d’être un expert pour comprendre les véritables intentions du nouveau propriétaire, Réseau Sélection, de la manière dont il avait entrepris les travaux de restauration du bâtiment il y a près de deux ans.
Un édifice éventré, laissé à l’abandon durant plusieurs mois. Même les vandales ont parfois plus de respect pour les biens qu'ils saccagent.
Aujourd’hui dans Le Nouvelliste, le vice-président de Réseau Sélection, Rémi Vigneault, soutient que l’idée de restaurer le vénérable immeuble était celle de la Ville, que le projet n’a jamais été viable.
J’étais présent en novembre 2008 lorsque Réseau Sélection a convoqué la presse régionale pour donner le premier coup de pelle mécanique à la section la plus récente de l’Auberge Grand-Mère.
Même les vandales ont parfois plus de respect pour les biens qu'ils saccagent. -
Au côté de la mairesse Lise Landry, le même homme pavoisait en parlant d’un projet immobilier de 30 millions$. On sentait même l’émotion lorsqu’il promettait de redonner à l’Auberge Grand-Mère son aspect original, en conservant les moulures et tous les autres éléments architecturaux de valeur.
Qu’est-ce qu’on doit comprendre de la déclaration de Rémi Vigneault, toujours dans le quotidien régional, qui semble vouloir monnayer l’intention de la Ville de le contraindre à respecter l’environnement architectural du secteur dans ses prochaines constructions.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que le maire Michel Angers devra se montrer inflexible sur cette question face à un propriétaire qui donne pour l’instant dans l’intransigeance.
La Ville a été trop bonasse dans ce dossier et c’est les Grand-Mérois qui en paient le prix aujourd’hui…
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