Lors de sa dernière réunion, la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Mauricie a accordé une aide de 27 427$ pour la réalisation d’une étude visant à connaître les paramètres du marché et les perspectives de croissance de l’aluminium pour les prochaines années. «L’étude devrait permettre d’identifier des actions favorisant la continuité de la production d’aluminium à Shawinigan», peut-on lire dans le communiqué de la CRÉ.
Pilotée par le CLD et du Comité de diversification économique de Shawinigan, l’analyse sera réalisée au coût de 83 112$. Trop peu, trop tard?
Elle survient en tout cas quinze mois après que les partenaires de la campagne de mobilisation régionale Alcan en Mauricie – Mettons-y de l’énergie en ait fait la demande au cours d’une conférence de presse.
Le 2 septembre 2009, en pleine campagne électorale municipale, la mairesse d’alors, Lise Landry, le président du syndicat des travailleuses et travailleurs de l’aluminerie Alcan de Shawinigan (CSN), Louis-Georges Dallaire, et Michel Angers, président alors du Conseil central Cœur-du-Québec pour la CSN et aujourd’hui maire de Shawinigan, demandait la réalisation d’une étude «dans le but de mieux comprendre les tendances du marché de l’aluminium, de bien définir les opportunités qui pourraient s’offrir à Shawinigan et de pouvoir ainsi récolter sa part du potentiel économique s’y rattachant.»
Lise Landry avait même interpellé directement la CRÉ sur ce sujet: «Je demande à la Conférence régionale des élus de la Mauricie et aux intervenants économiques de la région de nous accompagner afin de nous soutenir financièrement dans cette démarche de recherche.»
Les trois intervenants voulaient alors s’associer à Marc-Urbain Proulx, de l’Université du Québec à Chicoutimi, qui avait reçu un mandat de 150 000$ de Promotion Saguenay afin de mener une étude sur les perspectives de développement du marché de l’aluminium.
Il s’agit exactement du même objectif poursuivi aujourd’hui par le CLD et le Comité de diversification. Lors de cette conférence, les porte-parole du comité Alcan en Mauricie – Mettons-y de l’énergie avaient souligné que M. Proulx était «ouvert à rendre disponible une partie de ses recherches.»
Vraisemblablement, les pourparlers n’ont pas eu de suite.
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