Ils sont plusieurs Shawiniganais à le croire depuis qu’en mars dernier, la société d’état a fermé sa succursale du centre-ville en dépit des protestations des citoyens et de la Ville.
Et bien soit la SAQ ramollit ou qu’elle apprend de ses erreurs puisqu’après avoir programmé la fermeture de sa succursale de Lebel sur Quévillon, elle annonce aujourd’hui qu’elle fait marche arrière.
Dans cette municipalité de la Baie-James, composée de 2735 âmes, la population est sortie dans les rues pour dénoncer la décision de cette société d’état. Le maire du village est embarqué dans la parade en critiquant l’attitude des dirigeants: «Actuellement on doit composer avec des programmes et des ententes cadres qui ne font pas nécessairement le bonheur des petites municipalités en région comme c’est le cas pour la nôtre. Si on n’atteint pas les quotas en ce qui a trait à la population minimale par exemple, nous sommes pénalisés. Il serait temps de prévoir des ententes hors normes pour les cas d’exception. Bref actuellement nous ne remplissions pas les quotas.», peut-on lire dans l’Écho Abitibien.
Le journaliste conclu son article en écrivant «La population avait alors fait retentir un important message, la SAQ est une entreprise publique et ne doit pas toujours être gérée comme une entreprise privée.»
C’est sensiblement le même discours entendu dans les rues de Shawinigan l’hiver dernier alors que la mobilisation était à son comble au centre-ville.
Bon, si je veux être honnête pour conclure mon commentaire, je dois révéler que la SAQ la plus près de Lebel sur Quévillon était située à près de… 100 km. Ce qui est «légèrement» plus éloigné que la distance entre le Carré Trudel et la 5e rue
Cela étant dit, il est quand même inconcevable que des bureaucrates aient évalué une succursale située à la Baie James de la même manière qu’une autre localisée en milieu urbain…


