En campagne électorale le printemps dernier, le conseiller municipal a eu l’heure de se mettre les pieds dans les plats en quelques occasions avec des propos aussi maladroits que savoureux.
Sa meilleure intervention à mon avis demeure celle où il invitait les électeurs à voter pour lui, candidat conservateur, afin de pouvoir piger directement dans le chaudron plutôt que d’appuyer le Bloc Québécois et récolter ce qui déborde du chaudron.
Une image qu’il vaut mieux éviter alors qu’on ne cesse de parler d’infiltration du milieu politique par l’industrie de la construction. Bon, évidemment aujourd’hui, ni Jacques Grenier ni Jean-Yves Laforest n’ont accès à la cuisinière mais ça c’est une autre histoire.
Et bien compte tenu des propos du ministre canadien des Transports à la Chambre des communes le 20 septembre, cinq mois après la campagne électorale, je dois avouer que le conseiller municipal avait raison: il a eu le mérite d’appeler un chat… un chat.
C’est malheureux à dire mais si Jacques Grenier avait été élu le 2 mai dernier, je crois sincèrement que Michel Angers aurait déjà rencontré Denis Lebel. Je ne dis pas que celui-ci serait intervenu dans le dossier des hydravions mais il aurait certainement donné suite à la requête du maire de Shawinigan.
Piger dans le chaudron ou récolter les miettes? Le ministre des Transports dit finalement aux électeurs de Saint-Maurice/Champlain de vivre avec leur choix.
Pour réinventer le discours politique, on repassera…
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