L’intervention du maire la semaine dernière pour réclamer du gouvernement du Québec qu’il ne consente pas l’approvisionnement en bois nécessaire à la relance de la papetière de Dolbeau-Mistassini va dans le même sens que ce que la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale a toujours fait jusqu’ici dans ce dossier.
Au maire de Dolbeau-Mistassini qui lui reprochait d’avoir joué de son influence au conseil des ministres pour assurer la survie de l’usine de Grand-Mère il y a trois ans lorsqu’AbitibiBowater était sur le respirateur artificiel, la députée de Laviolette ne s’est pas défilée et a même rajouté qu’elle en ferait autant aujourd’hui.
Voilà pourquoi Michel Angers et Julie Boulet doivent faire front commun dans ce dossier et de ne pas se la jouer chacun de leur côté. Car dans la région du Saguenay/Lac Saint-Jean, on a déjà identifié l’ennemie: la Mauricie!
Dans un éditorial paru le 21 octobre dans Le Quotidien et qui traite de dissensions internes chez les élus, on y lit qu’en «matière d'industrie forestière, «l'ennemi» se trouve à l'extérieur de la région. Pas à l'intérieur. (…) Car, dans d'autres régions ressources, notamment en Mauricie, fief de l'influente ministre Julie Boulet, la lutte s'organise aussi pour que la future entreprise Produits forestiers Résolu (PFR) maximise ses opérations et maintienne ses niveaux actuels d'activités. (…) Dans ce contexte, la région doit absolument présenter un front uni. Elle doit (…) miser sur le fait que le bois situé dans la région doit servir aux intérêts de la région d'abord.»
Si la stratégie du front uni est bonne là-bas, elle l’est encore plus de notre côté car ce sont nos emplois qui sont en jeu.
Quant à Produits forestiers Résolu, il démontre dans cette histoire que ce n’est pas en changeant de nom qu’on devient meilleur citoyen corporatif. Même avec sa nouvelle identification, AbitibiBowater adopte la même attitude arrogante qu’en 2007 lorsqu’il a fermé sans avertissement la division Belgo et sapant du même coup 600 emplois.
PFR fait sien le dicton «diviser pour mieux régner».
Depuis quelques mois, la papetière envoie des signaux de réouverture d’usines dans les régions du Saguenay/Lac Saint-Jean et de l’Outaouais en même temps qu’elle réclame de nouvelles concessions à ses employés déjà en place. Parallèlement, le porte-parole de PFR laisse échapper de petites phrases assassines comme celle de la semaine dernière où il n’exclut pas la fermeture de la machine no 10 à Grand-Mère.
Face à cette attitude et le ton employé au Saguenay/Lac Saint-Jean, Michel Angers et Julie Boulet doivent plus que jamais mener ensemble cette bataille.
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Je suis un emploié de l'usine de gatineau .Nous avions l'usine la plus moderne et aussi les équipements sécuritaires pour l'environnement ainsi q'une usine propre et sécuritaire.On attend quoi pour redémarré cette belle usine.La raison de fermeture est surement politique.