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COMMENTAIRE - Il a préféré dire non. C’était son droit…

Bryan Perro a préféré dire non. C’était son droit…

Bryan Perro a préféré dire non. C’était son droit…

Bernard Lepage
Publié le 14 Décembre 2011
Publié le 13 Décembre 2011
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Bryan Perro était en droit, comme il l’a fait la semaine dernière, de retirer ses billes des Jeux du Québec 2012. Légalement, aucun contrat ne l’obligeait à rester comme metteur en scène des cérémonies d’ouverture et de fermeture.

Sujets :
Sports Québec , Jeux du Québec , Shawinigan

Mais il aurait pu aussi dire qu’il poursuivait l’aventure.

C’eut été un geste qui allait à l’encontre de la saveur du jour depuis quelques semaines dans l’actualité régionale lorsqu’il s’agit de parler des Jeux du Québec. Il eut alors épousé une des forces des personnages héroïques de ses romans.

Il a préféré dire non. C’était son droit.

Il aurait pu également dire que, en tant que Shawiniganais, il continuait parce qu’il a été l’une des premières personnalités locales, à la grande notoriété, a appuyer la candidature des Jeux du Québec auprès de Sports Québec. Et que dans la tempête, la solidarité était plus que jamais nécessaire.

Il a préféré dire non. C’était son droit.

Il aurait pu se dire que, en tant qu’homme d’affaires, traiter avec les Jeux du Québec, ce n’était pas négocier avec une cantine à patates frites et que les poignées de mains et les paroles, en attendant les contrats en bonne et dû forme, cela avait encore de la valeur en 2011.

Il a préféré dire non. C’était son droit.

Il aurait pu se dire que, en tant que créateur d’Amos Daragon, un personnage qui a marqué la littérature au Québec en permettant à une génération de garçons de reprendre contact avec la lecture, il représentait lui-même un idéal pour les 4000 jeunes athlètes qui viendront à Shawinigan en juillet prochain.

Il a préféré dire non. C’était son droit.

À l’automne 2006, lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Bryan Perro avait critiqué l’héritage de Jean Chrétien à Shawinigan. Le romancier soutenait qu’il adhérait au principe voulant que tous avaient la responsabilité de remettre à leurs descendants un héritage bonifié que celui qu’ils avaient reçu à l’origine.

Aujourd’hui, Jean Chrétien, un homme à l’agenda bien chargé, assumera la présidence d’honneur d’une activité bénéfice pour les Jeux du Québec 2012 en février prochain tandis que le second a préféré s’éclipser au nom d’une raison contractuelle.

Personne n’a dit qu’organiser les Jeux du Québec serait une partie de plaisir. Des égratignures, il y en a eu et il y en aura d’autres d’ici le mois d’août. Certains l’ont peut être perdu de vue mais c’est la jeunesse sportive du Québec qui sera ici l’été prochain.

Au terme de la cérémonie de clôture le 3 août, ce sera la victoire de ceux qui auront bâti ces Jeux envers et contre tous.

Bryan Perro a préféré dire non. C’était son droit…

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Jason Thiffault
    - 17 Décembre 2011 à 08:08:35

    Je trouve drôle que vous ne parlez pas des 2 mois que les Jeux du Québec ont perdu à attendre, quand tout ce qu'il fallait faire était de signer un contrat. Pourquoi ne questionnez-vous pas l'incompétence des organisateurs? Ah oui, parce qu'il y a un courant depuis les dernière semaine qui aime bien dire qu'on est chialeux à Shawinigan. Brian voulait seulement avoir un contrat signé pour garantir sa participation. Si deux mois plus tard rien n'a bougé, devait-il compromettre ses projets des prochains mois en attendant une hypothétique réponse des jeux? On ne veut pas accuser les administrateurs, mais certains sont prêt à accuser Brian sans trop connaitre le sujet visiblement

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  • Nom de l\'usager
    Jean-Guy Giroux
    - 14 Décembre 2011 à 12:41:38

    J'aime beaucoup ces commentaires, ils sont si finement fignolés; les reproches sont faits de façon tellement brillante... WOW ! Félicitations à son auteur.

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  • Nom de l\'usager
    stephan masson
    - 14 Décembre 2011 à 07:11:29

    je suis bien d'accord avec l'idée de fond de votre texte. Je trouve la rupture entre M.Perro et les JQ désolante et bien triste. Les raisons évoquées par Perro sont justifiées légalement mais le fond n'est absoluement pas crédible! Ce sont les jeunes qui ont largement contribués à son succès littéraire...j'aurais aimé voir M.Perro débout dans le tumulte que de quitter le défi qu'on lui avait posé, spécialement pour ces jeunes...la loi du retour, vous connaissez ? Mais les artistes sont des artistes et quelques fois, j'ai bien de la difficulté à suivre leurs raisonnements. Vous m'avez déçu M.Perro...et ça, c'est mon droit!

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