Mais il aurait pu aussi dire qu’il poursuivait l’aventure.
C’eut été un geste qui allait à l’encontre de la saveur du jour depuis quelques semaines dans l’actualité régionale lorsqu’il s’agit de parler des Jeux du Québec. Il eut alors épousé une des forces des personnages héroïques de ses romans.
Il a préféré dire non. C’était son droit.
Il aurait pu également dire que, en tant que Shawiniganais, il continuait parce qu’il a été l’une des premières personnalités locales, à la grande notoriété, a appuyer la candidature des Jeux du Québec auprès de Sports Québec. Et que dans la tempête, la solidarité était plus que jamais nécessaire.
Il a préféré dire non. C’était son droit.
Il aurait pu se dire que, en tant qu’homme d’affaires, traiter avec les Jeux du Québec, ce n’était pas négocier avec une cantine à patates frites et que les poignées de mains et les paroles, en attendant les contrats en bonne et dû forme, cela avait encore de la valeur en 2011.
Il a préféré dire non. C’était son droit.
Il aurait pu se dire que, en tant que créateur d’Amos Daragon, un personnage qui a marqué la littérature au Québec en permettant à une génération de garçons de reprendre contact avec la lecture, il représentait lui-même un idéal pour les 4000 jeunes athlètes qui viendront à Shawinigan en juillet prochain.
Il a préféré dire non. C’était son droit.
À l’automne 2006, lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Bryan Perro avait critiqué l’héritage de Jean Chrétien à Shawinigan. Le romancier soutenait qu’il adhérait au principe voulant que tous avaient la responsabilité de remettre à leurs descendants un héritage bonifié que celui qu’ils avaient reçu à l’origine.
Aujourd’hui, Jean Chrétien, un homme à l’agenda bien chargé, assumera la présidence d’honneur d’une activité bénéfice pour les Jeux du Québec 2012 en février prochain tandis que le second a préféré s’éclipser au nom d’une raison contractuelle.
Personne n’a dit qu’organiser les Jeux du Québec serait une partie de plaisir. Des égratignures, il y en a eu et il y en aura d’autres d’ici le mois d’août. Certains l’ont peut être perdu de vue mais c’est la jeunesse sportive du Québec qui sera ici l’été prochain.
Au terme de la cérémonie de clôture le 3 août, ce sera la victoire de ceux qui auront bâti ces Jeux envers et contre tous.
Bryan Perro a préféré dire non. C’était son droit…


