«Le renouveau du Parti libéral dépendra de gens comme Mme St-Denis qui auront le courage de leur conviction», a déclaré Bob Rae en parlant de sa nouvelle recrue. Pincez-moi svp! En fait de déconnection de la réalité, on ne fait pas mieux.
La désertion de la députée de Saint-Maurice/Champlain des rangs néo-démocrates mardi dernier a autant surpris ses électeurs qu’il les a indignés. Faut-il juste rappeler que les libéraux ont recueilli à peine 11% des votes le 2 mai dernier dans le comté de Saint-Maurice/Champlain.
Et cette colère, qui ne va pas en s’amenuisant, bien au contraire, n’est absolument pas ce dont on besoin les libéraux fédéraux pour amorcer leur rédemption.
Les raisons invoquées par Lise St-Denis pour expliquer son choix sont nébuleux. «Je suis du Parti libéral du Canada parce que ses orientations en matière de politique sociale, de création d’emploi, de politique extérieure et d’environnement m’apparaissent comme génératrices d’espoir pour les gens des communautés de ma circonscription», expliquait-elle par voie de communiqué quelques minutes après l’annonce de sa désertion.
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Celle, dont la majorité de ses électeurs ignoraient le nom jusqu’à il y a une semaine, semble maintenant dépassée par les événements.
Assez pour que ses plus ardents détracteurs laissent entendre qu’elle a été manipulée par des libéraux soucieux de frapper un grand coup médiatique juste avant la tenue de leur congrès. Fondée ou non, ces allégations ne correspondent pas vraiment à un parti qui dit vouloir faire les choses autrement.
Bob Rae prenait la défense de Lise St-Denis mardi dernier en disant que ce n’était pas de l’opportunisme que de passer de l’opposition officielle à une formation formant la deuxième opposition au parlement.
Il aurait été plus juste en effet de parler d’opportunisme de la part du PLC. Mais il s’agit peut être d’un mauvais calcul de leur part car le cheval sur qui ils ont misé est devenu aujourd’hui un symbole de ce qui répugne les citoyens face à la politique.


