-COMMENTAIRE- Mauvaise décision

Bernard
Bernard Lepage
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Curieuse, pour ne pas dire mauvaise, décision de la première ministre Pauline Marois de ne pas avoir choisi l’un de ses deux députés en Mauricie pour représenter la région au sein du conseil ministériel.

Noëlla ChampagnePhoto, archives Marie-Eve Alarie

Il s’agit d’une première, tout gouvernement confondu, depuis que cette tradition de désigner un ministre régional est pratiquée.

La décision aurait été justifiable si elle n’y avait eu aucun représentant. Qui plus est, la députée pressentie pour cette responsabilité, Noëlla Champagne, représente le comté de Champlain depuis près de 20 ans, soit autant comme députée que comme attachée politique de son prédécesseur, Yves Beaumier.

Sans être une parlementaire qui était nécessairement prédestinée à être ministre, elle n’en est pas moins une politicienne respectée en Mauricie par l’ensemble des députés, toutes allégeances confondues.

Et chez les militants du Parti Québécois, on rappellerait sans doute qu’elle a été l’une des plus farouches partisanes de Pauline Marois alors que les jours de celle-ci étaient comptés pas plus tard qu’il y a un an.

Au lieu de cela, on a désigné Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne. Sans doute les conseillers de Pauline Marois lui ont rappelée que l’ancien journaliste était natif de La-Visitation-de-l’Île-Dupas, un village de 600 habitants de la région de Lanaudière… situé à 30 kilomètres de Maskinongé.

Voilà qui est sans doute suffisant pour lui donner une légitimité comme ministre responsable de la Mauricie, lui qui représente des électeurs de la région de la Montérégie.

La formation d’un conseil des ministres est un exercice délicat qui demande de soupeser d’innombrables considérations: députés-vedettes, députés expérimentés, représentations féminines, représentations régionales, etc.

Que la Mauricie ne puisse compter sur son propre représentant au conseil des ministres constitue un mauvais signal. Cette décision survient alors que le gouvernement Marois a démarré le compte à rebours de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Noëlla Champagne, qui a toujours soutenu cette position du parti envers et contre tous, avant, pendant et après la campagne, aurait le droit d’être un petit peu déçue aujourd’hui…

Organisations: Conseil des ministres, Parti Québécois

Lieux géographiques: Mauricie, Champlain, Marie-Victorin Région de Lanaudière Maskinongé Région de la Montérégie

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  • Monique Tremblay
    21 septembre 2012 - 14:53

    Madame Champagne, bien sûr vous êtes déçue et bien sûr que les mauriciens sont eux aussi déçus de ne pas avoir accès au cabinet; mais votre réaction de taper ainsi du pied sur la place publique me font douter de la "clarté de votre jugement" .Je trouve très décevant le message que vous envoyé présentement à toute la population du Québec. Je vous cite (hier sur LCN):-" j'ai reçu 38 messages à mon bureau..." . 38!! .. et vous faîtes tout ce tintamarre??? Ben voyons donc! Dois-je vous rappeler que vous avez été élue pour nous représenter? Je vous prie donc "cordialement" de le faire dans le "respect et la dignité".

  • Claude Gélinas
    21 septembre 2012 - 09:28

    Des déclarations de la députée de Champlain qui tuent ! Déçue de ne pas accéder au Conseil des ministres, la députée de Champlain qui, après son élection, reconnaissait que cette décision relevait de la prérogative ultime de la Première ministre en conteste maintenant le bien fondée. Je ne prendrai que trois exemples de ces erreurs qui tuent et qui ont pu justifier la Première ministre dans sa décision de ne pas accorder cette promotion à la députée de Champlain. Telle que rapportés dans la Presse et le Nouvelliste la députée de Champlain déclarait : « La Mauricie est furieuse ». Sous-entendu « je suis furieuse ». En ce faisant, la députée conteste publiquement le bien fondé de la décision de la Première ministre. Ce qui désormais nous permet de craindre que la députée de Champlain ne se soit disqualifiée elle-même pour devenir un jour ministre. Deuxième exemple : « Je pense, dit-elle, que Mme Marois et son équipe ne comprennent pas la région. C’est sûr que la décision de la Première ministre est vue comme du mépris et un affront ». « Punir la Mauricie était une mauvaise décision ». Sous-entendu : « Madame Marois, vous ne m’avez pas compris. Quant à votre décision de ne pas me nommer ministre, je la considère comme du mépris. Et surtout, me punir, constitue une mauvaise décision ». Par son affirmation, la députée de Champlain conteste le rôle du Parti québécois comme étant le parti des régions. Pourtant, sans minimiser le rôle d’un Ministre régional, n’est-il pas trop tôt pour monter aux barricades et prétendre que l’absence d’un ministre en Maurice aura comme conséquence de faire de la Mauricie une région négligée. Car, si les députés jouent leur rôle efficacement et que les maires font les représentations appropriées il est raisonnable de penser que le traitement des dossiers sera fait avec diligence surtout en raison du fait que les partis préparent déjà la prochaine élection. Dernière affirmation de contestation de la députée de Champlain : « Pensez-vous que je vais attendre que le Ministre de la région me donne un rendez-vous » Voyons donc ! Je vais m’assurer que les messages se rendent au conseil des ministres ». Et la députée d’ajouter : « Je sais lire, je sais écrire et je sais surtout parler ». Et c’est là probablement que le bât blesse et que la Première ministre a compris qu’avec une députée de Champlain aussi volubile, le Gouvernement risquait de se retrouver souvent dans l’embarras. À preuve, de cette abondance de mots, la journaliste de préciser : « la députée était comme un dynamo chargé à bloc, débitant des statistiques politiques sur la Mauricie à la vitesse d’une mitraillette ». Et pendant ce temps, le député de St-Maurice restait zen. Un signe d’humilité qui l’honore !

    • walter coset
      22 septembre 2012 - 09:25

      Autrement dit, plions l'échine. Laissons nous représenter et coloniser par des élus du plateau Mont-Royal ou de Boucherville. Soyons 'drabes' et sans personnalité et un jour nous serons récompensés. Moi je félicite madame Champagne pour son caractère franc et droit, à l'image, je l'espère, des mauriciens.

  • Gerry Pagé
    20 septembre 2012 - 16:35

    DANIEL RHEAULT, il vous faudra retourner à l'école primaire de votre quartier pour réapprendre à écrire la langue française. Au Québec, on ne parle pas et on n'écrit pas le créole.

  • David
    20 septembre 2012 - 16:31

    M. Pagé, vous avez peut-être raison de ne pas aimer Mme. Champagne, mais cela vous appartient. Je ne la connais pas parce qu'elle en m'a jamais représenté, elle n'est pas dans mon compté. Mais une chose qui est sur c'est que c'est un ministre hors de notre région qui va nous représenter. Juste à voir ce que ça donne au fédéral.... Pas grand chose. Ça montre à quel point le PQ et Mme Marois en tête se foutent de la population en général ( qui son le 70% qui n'ont pas voté pour elle et son parti) et ne pensent qu'à leurs propre intérêts et aussi ne pense qu'à régler leurs compte encore une fois sur notre dos. C'est l'atitude de ce gouvernement fraichement élu qui retire le drapeau Canadien, qui aux dernières est encore notre drapeau et le Canada encore notre pays... À moins que j'aie dormis et manqué un bout!!! Et je le répète, elle fait cela au nom des Québécois... Lesquels? les quelques 32-33% des Québécois??? Elle se fout du reste qui est pourtant la majorité. Donc rien de surprenant si au nom des Mauriciens et Mauriciennes elle a cru bon de mettre un ministre de la région qui n'est pas de la région. Voilà l'attitude effronté de notre gouvernement!!!

  • Gerry Pagé
    20 septembre 2012 - 11:04

    C’est plutôt la Mauricie qui s’insulte, s’insurge et monte aux barricades. Madame la députée Champagne se comporte de façon telle qu’elle est à l’égal de ce qu’elle mérite, c'est-à-dire d’être ignorée. Cette députée pas de classe se comporte comme une détestable ado à la merci de ses humeurs perturbées. La diva d’un jour, se croyant ministrable, elle mérite une semonce et elle s’est elle-même confinée aux banquettes de l’oubli où elle devra ronger son frein. Elle donne raison à Madame Marois et à ses conseillers de l’avoir ignorée.

  • Pierre R
    20 septembre 2012 - 00:00

    Parle-t-on ici de trahison, du moins cela laisse présager que Mme Marois est la seule à bord de son énorme bateau qui selon-moi va chavirer très bientôt, si elle continue d'ignorer les grands responsables de son élection à titre de Première Ministre du peuple Québécois !

  • Donald
    19 septembre 2012 - 23:18

    Je n'ais pas de félicitations pour Mme Marois pour avoir oublié quelle avait deux député(es) du P.Q. dans notre région.Je suis vraiment decu et surtout pour Mme Champagne qui après 20 ans n'ait pas eu droit à cet honneur.M.Drainville est peut etre très bon mais pour un autre région.Bonne chance à nos député(es)pour une prochaine.

  • daniel rheault
    19 septembre 2012 - 22:53

    faut pas oublier et c'est Pauline Marois qui a fait les coupure dans la santer et qui a reduit les effectif da la santer et fermer les hopital bravo on voie que elle a pas changer