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Un tsunami de taxes municipales s’abat sur Saint-Jean-des-Piles




Saint-Jean-des-Piles

Saint-Jean-des-Piles

Publié le 8 Mars 2010
Publié le 8 Mars 2010

Les mois printaniers sont propices aux cataclysmes. Les grands verglas, les tsunamis, les tremblements de terre se produisent souvent en début d’année.

Sujets :
Saint-Jean-des-Piles , Shawinigan , Montréal

Les citoyens de l’ancienne bourgade de Saint-Jean-des-Piles peuvent le constater ces jours-ci, au moment où les comptes de taxes municipales leur parviennent, émis par les fonctionnaires de la ville-centre de Shawinigan , ville au logo stimulant : «un courant d’énergies» (sic!) En effet, pour un choc électrique, c’est réussi. On parle ici de haut voltage.

Le nouveau rôle d’évaluation foncière vient de s’abattre sur la zone , comme une sorte de vague océanique résultant d’un tsunami triennal. Rien de plus, rien de moins. Voulant se faire aussi grosse que possible, la cité s’imagine qu’en se pompant aux taxes foncières, elle arrivera à nous faire croire qu’on vit dans une grande métropole, comme Montréal.

Hélas, aussi …! Les simples citoyens propriétaires constatent également que leurs rangs s’éclaircissent : étranglés d’impôts et de taxes, ceux qui « habitent » la terre, s’apprêtent à la laisser aux spéculateurs. Les régions fulminent, les idées de grandeur culminent au centre. À l’Hôtel de Ville, on pavoise! les grands travaux, les grands projets, les grands chantiers…tout est grand. De stade pharaonique en garage chromé, le «m’as-tu vu?»ronflant s’accole bientôt au courant d’énergies. Qui va payer ? Peu importe…Taxons, c’est l’heure!

Les citoyens ordinaires vont bientôt devoir se prononcer sur cette politique de la boursouflure.

Partout, on sent déjà le brasse-camarade. Y a pas que le rigaudon qui va se danser aux Piles…!

Les citoyens ordinaires vont bientôt devoir se prononcer sur cette politique de la boursouflure. - Claude Parenteau

Ou les citoyens acceptent de se faire siphonner à l’os par des rôles d’évaluation discutables appliqués à la lettre par les ronds-de-cuir des villes-centres, ou ils réagissent en tant qu’habitants des lieux, par droit naturel, ancestral : ce droit qui donne raison de vivre dans un milieu à dimension humaine sans qu’un tiers vienne prétendre vous en départir au nom du marché des spéculateurs. La terre appartient à ceux qui l’habitent, sans tapage peut-être, mais sans excès surtout. Point final. C’est déjà assez cher payé que de tenter d’y survivre malgré les tactiques des vautours municipaux.

- Claude Parenteau,

Saint-Jean-des-Piles

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