Et de tous les côtés au soleil exposé,
Du côté de St-Gérard des golfeurs trouvaient ça moche.
Après un 18 trous, tout le monde était fourbu.
Les joueurs suaient, soufflaient, étaient au 19e trou rendu.
Des mouches surviennent, et des golfeurs s'approchent ;
Prétendent les animer par leur tournoiement;
Piquent l'un, pique l'autre, et pense à tout moment
Qu'elles font aller la voiturette de golf,
S'installent sur la direction, sur le nez d’un caddy ;
Aussitôt que la voiturette chemine,
Et qu'elles voient les golfeurs marcher,
Elles s'en attribuent uniquement la gloire ;
Va, vient, font les empressées ; il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ces golfeurs, et hâter la victoire.
Les mouches en ce commun besoin
Se plaignent qu'elles agissent seules, et qu'elles ont tout le soin ;
Qu'aucun n'aide aux golfeurs à se tirer d'affaire.
Le Maire se disait : ça va faire ;
Il pensa que c’était le temps! Des hommes, une substance ils épandaient ;
C'était bien de larvicide qu'alors il s'agissait !
Les mouches s'en allèrent chanter à leurs oreilles,
Et faire cent sottises pareilles.
Après bien du travail les hommes arrivèrent comme des sots.
Respirons maintenant, dirent les mouches aussitôt :
Nous avons tant fait que nos golfeurs sont enfin assis au bar.
Là, messieurs les golfeurs, payez-vous un bon verre de fort.
Ainsi les hommes de GDG, faisant les empressés,
S'introduisent dans les marais :
Ils vaporisèrent partout les avec leurs agrès ,
Et, partout les mouches devraient être chassés.
Ensuite, vint la facture que le Maire refila à qui?
À tout le monde, pour faire plaisir à ses petits amis.
(inspiré de Le Coche et la Mouche de Jean de LA FONTAINE)
- Renaud Gauthier, Shawinigan

