Depuis juin 2009, suite aux restrictions imposées par Transports Canada, les deux opérateurs peuvent, durant les mois de juin à novembre, si la clientèle est au rendez-vous, exercer leurs activités durant 762 heures. Ce chiffre, avec la proposition du Maire, s’établirait à 728 heures. Une réduction de 34 heures.
Par contre, pour les deux mois les plus rentables de septembre et d’octobre, le Maire offre aux opérateurs une augmentation de 120 heures soit l’équivalent de 35 %. Et ce, sans égard au fait que la santé publique considère les hydravions touristes comme étant une nuisance à la qualité de vie.
Car, il faut le redire, avant les restrictions, au cours des mois de septembre et d’octobre, il arrivait fréquemment de dénombrer plus de 100 mouvements d’hydravions par jour à un niveau de bruit de plus de 100 dBa.
Cela dit, il faut reconnaître qu’à défaut d’interdire les hydravions touristes et malgré la portée limitée des restrictions, les riverains bénéficient actuellement d’un répit de 2 ou 3 heures par jour ainsi que les fins de semaine de juin, juillet et août.
Le Maire propose aux citoyens le choix entre la jouissance de leur propriété durant les mois de juillet et août en retour d’une nuisance tout azimut à leur qualité de vie pour les 61 jours des mois de septembre et d’octobre.
Est-il normal que le Maire impose une telle option à ses citoyens pour une activité qu’aucune Ville ne souhaite accueillir sur son territoire ?
Le Maire n’a pas encore compris que la cohabitation est impossible. Si bien que dans le contexte, le Maire ne serait-il pas bien avisé de rétablir la résolution d’interdiction adoptée par le conseil municipal précédent. de s’inspirer des élus de la région de Québec et de joindre sa voix à celle des élus de Neuville qui s’opposent au jugement de la Cour suprême décrétant que la Loi sur l’aéronautique a préséance sur la Loi de zonage agricole et le zonage municipal ? Le Maire en aura-t-il e courage ? Et surtout, surtout, en regard du bruit, la Ville ne doit pas baisser les bras devant l’incurie de Transports Canada !
Reconnaissons d’emblée que si la proposition du Maire était retenue par Aviation Mauricie, ce qui serait surprenant, elle répondrait aux attentes des résidents de la rivière St-Maurice. Ajoutons que si ce retrait d’Aviation Mauricie se matérialisait, cette courte expérience de pollution sonore des résidents de la rivière aura au moins permis aux personnes incommodées de mieux comprendre ce que vivent les riverains du Lac-à-la-Tortue depuis 16 ans.
- Claude Gélinas
Shawinigan


À MAG, je peux l'assurer que je ne serai jamais Maire de la Ville. Par contre, je lui ferai remarquer qu'aucune Municipalité du Québec souhaite accueillir sur son territoire une entreprise polluante. À preuve les élus de la région de Québec qui ont obtenu l'interdiction des hydravions touristes au Lac St-Augustin ainsi que la région de Neuville qui s'opposent à la présence d'un aéroport sur un terrain agricole. J'ajoute qu'aujourd'hui il est possible de faire du tourisme responsable sans affecter la qualité de vie des citoyens. J'aimerais savoir s'il accepterait comme le propose le Maire que durant 4 mois de façon répétitive il deviendrait impossible de vivre normalement parce que 2 opérateurs ont décidé d'engranger les profits sans considération pour les citoyens. Autre élément avant 1995, une coexistence pacifique existait entre les opérateurs et les riverains en raison du fait que l'activité commerciale tout azimut des hydravions touristes n'existait pas. Quant à la santé publique qui a émis l'opinion que cette activité était une nuisance pour la qualité de vie probablement que vous n'y croyez pas. À vous qui semblez appréciez un sommeil réparateur, je vous mets au défi de tenter de faire une sieste un après-midi de grand achalandage au Lac-à-la-Tortue. Et si votre sommeil est perturbé, je vous invite à lire, à écouter de la musique, à discuter avec vos amis. Toutes des activités normales que les citoyens incommodés par le bruit ne peuvent avoir accès.