Malgré une démarche faite de bonne foi, il fallait être ou bien trop confiant ou mal connaître le dossier pour croire qu’en négociant avec les opérateurs-pollueurs, la Ville obtiendrait leur accord pour supprimer les opérations au Lac-à-la-Tortue durant les mois de juillet et août. Et surtout, sur la rivière St-Maurice, alors que la Cour suprême l’autorise. Le Maire avait sans doute oublié que pour les opérateurs-pollueurs, seul le fric compte!
Dès le départ, les dés étaient pipés! Le Comité sur le bruit, création artificielle de Transports Canada pour donner l’impression aux intervenants qu’ils participent aux décisions, est un leurre et une tromperie. Sans l’accord des deux opérateurs aucune recommandation émanant du Comité sur le bruit n’est accueillie par Transports Canada.
Aujourd’hui, pour la première fois depuis son élection, malgré sa lassitude et sa déception, le Maire ne doit pas baisser les bras. Il doit prendre fait et cause en faveur des citoyens en se rappelant une phrase qui l’a si bien servi jusqu’à présent: «C’est en tapant sur le même clou, que l’on finit par être écouté».
Nous savions que les effets du Bruit sur la santé sont bien documentés et que l’Actualité médicale de septembre 2010 titrait: «Le Bruit, une souffrance». Mais, une étude de 2011, très inquiétante pour la santé des enfants, va plus loin encore.
La Santé publique américaine (UPA) arrive à la conclusion que le rejet dans l’atmosphère des gaz d’échappement des avions et par extension des hydravions qui fonctionnent avec un moteur piston/hélice est dangereux pour la santé des enfants vivant à proximité des lieux d’opération. (www.neuvillesansbruit.com)
Quelles sont dans l’immédiat, les actions concrètes que le Maire pourrait entreprendre? Mentionnons les suivantes:
• Rétablir la résolution de 2008 demandant à Transports Canada d’interdire les hydravions touristes sur tout le territoire de la Ville de Shawinigan;
• Obtenir d’un cabinet spécialisé en la matière un avis juridique portant sur les droits de la Ville découlant de son droit de propriété sur le Lac. Par la suite, sur la base de cet avis juridique, pourquoi la Ville ne pourrait-elle pas exiger le paiement des redevances par les opérateurs? Une taxe dite du pollueur-payeur!
• Appliquer aux hydravions touristes, la Réglementation sur les nuisances et le bruit en exerçant une surveillance adéquate à l’aide d’un sonomètre utilisé par une personne compétente et imposer des amendes dissuasives;
• Rencontrer Me Jean-Paul l’Allier , ex-maire de la Ville de Québec afin de connaître les actions prises par les élus de la région de Québec pour obtenir l’interdiction des hydravions touristes au Lac St-Augustin ainsi que Me Pierre Moreau, Ministre québécois des Transports afin d’obtenir son appui;
• Suivre l’exemple de la Municipalité de Neuville qui a reçu le support de tous les partis politiques du Québec et du Fédéral, hormis le Parti conservateur, ainsi que de l’UMQ, la FMQ, les Villes et municipalités environnantes ainsi que des organismes de défense de l’environnement;
• Et toutes les autres actions concrètes qu’un ex-syndicaliste déterminé peut suggérer pour soutenir cette action citoyenne en faveur de la qualité de vie.
Voici , Monsieur le Maire, des actions concrètes que vous pourriez entreprendre pour soutenir les citoyens de la Rivière et du Lac-à-la-Tortue.
Et comme disait Churchill: «Là ou il y a une volonté (poiitique) il y a un chemin». Dans le contexte, c’est là ou le bât blesse!
- Claude Gélinas
Shawinigan


Des fois je me dis: on devrait occuper nos retraités, comme ça ils polueraient moins le web.