Tout de même, pour une rare fois, trois partis sont en liste et offrent des visions différentes aux Québécois qui doivent faire un choix. Il faut reconnaitre à la CAQ le mérite de s’être faufilée à la hauteur des deux autres grands partis.
Deux des trois partis, la CAQ et le PLQ sont fédéralistes, alors que le PQ reste aligné vers éventuellement, et si possible, la constitution d’un pays. Depuis trois mandats la question nationale n’est plus sur le radar, alors qu’une base importante de l’électorat québécois souhaite toujours que le Québec devienne un jour un pays. De récents sondages indiquent que les Canadiens sont maintenant indifférents à cette question. Il ne faut pas se leurrer, si aux prochaines élections nous mettons au pouvoir un parti fédéraliste, pour une autre série de mandats (généralement pour 8 ans), nous enverrons le message que la question nationale n’est plus à l’ordre du jour au Québec.
Le signal sera alors donné que nous acceptons enfin notre condition de conquis. Si telle est le cas, notre patrimoine national sera de nouveau menacé. Nous avons bien failli échapper Hydro Québec dernièrement en permettant à cette dernière société de faire des acquisitions dans une autre province, le Nouveau-Brunswick, ce qui aurait placé automatiquement Hydro Québec sous la régie du gouvernement fédéral. C’est lui le patron du commerce interprovincial, ne l’oublions jamais ! Jamais !
Les Québécois ne doivent pas se laisser endormir par les beaux discours technocratiques. L’enjeu actuel de la présente campagne est référendaire! Si nous mettons un parti fédéraliste au pouvoir pour plusieurs autres années…nous abattons toutes nos cartes et la partie est terminée. Nous restera toujours comme projet national: l’équilibre budgétaire à atteindre, l’augmentation de notre productivité comme objectif social, des écoles plus efficaces comme les industries et un beau gros projet minier dans le nord du Québec…comme dans le temps de Duplessis ! Pas grave…si Le Canadien peut faire les séries !!!!!!!!
- Pierre Bertrand
Saint-Mathieu-du-Parc


Pour poursuivre dans la logique de monsieur Bertrand, je propose qu'on tienne un référendum à date fixe, tous les quatre ans, afin de demander aux québécois s'ils veulent se séparer du Canada; jusqu'à ce que le 'oui' passe. Ensuite, on tiendra un référendum tous les quatre ans pour leur demander s'ils veulent que le Québec se joigne au Canada, jusqu'à ce que le 'oui' passe. Ça s'appelle la technique du Collège du Vieux Montréal. Ainsi, les vieux grincheux qui aiment la division et les chicanes de familles seront toujours satisfaits et on évitera d'être confrontés aux vrais problèmes du Québec.