La présidente de la Chambre de commerce sait-elle que cette activité commerciale est considérée par la Santé publique comme étant une nuisance à la qualité de vie des citoyens? Est-elle également informée que selon le directeur général de la Cité de l’énergie et le Maire de la Ville de Shawinigan, cette activité entraîne peu de retombées économiques significatives pour la Ville de Shawinigan?
Aussi bien dire que cette activité ne profite qu’à quelques-uns au détriment de la majorité et que les dommages collatéraux qui en découlent sont supérieurs à ses avantages pour la collectivité.
Mentionnons notamment la réduction de valeur des propriétés affectées par ces nuisances sonores. Ce facteur économique et humain existant dans ce secteur dévitalisé de la Ville de Shawinigan ne devrait-il pas soulever l’indignation de la présidente de la Chambre de commerce?
Afin de mettre les pendules à l’heure et de remplacer les choses dans leur contexte, il y a lieu de rappeler à la présidente de la Chambre de Commerce que depuis 17 ans, année après année, sans résultat significatif sur le niveau de bruit, les citoyens ont dénoncé cette activité commerciale. À leur voix, se sont ajoutées les demandes d’interdiction de cette activité par l’adoption de résolutions de la Ville de Shawinigan, de la Municipalité d’Hérouxville, du Conseil régional de l’environnement, de l’Association de protection du Lac-à-la-Tortue ainsi qu’une pétition comprenant plus de 600 signataires.
Pour toutes ces personnes mobilisées dans une action citoyenne en faveur de la qualité de vie, peut-on parler d’acharnement envers les opérateurs ?
Comment expliquer que ni les citoyens de la rivière St-Maurice pas plus qu’aucune Ville du Québec ne souhaite accueillir cette activité commerciale d’hydravions touristes sur son territoire?
Désormais, les citoyens sont davantage préoccupés par leur environnement et leur qualité de vie. Nous constatons que la Ville de Shawinigan ne se prive pas d'utiliser ces facteurs pour faire sa promotion et inviter de nouveaux arrivants.
Mais, une question nous interpelle : Comment expliquer que durant toutes ces années, la Chambre de Commerce, si prompte aujourd’hui à dénoncer les personnes qui réclament le droit à la jouissance normale de leur propriété et qui évoquent sa sympathie « pour les êtres humains de l’autre côté de la clôture », n’ait pas jugé opportun d’intervenir dans le dossier afin de proposer des solutions dont, notamment, celle portant sur un nouveau site d’opérations éloigné des habitations, ce qui a toujours été écarté par les opérateurs.
Il n'est pas surprenant que la présidente de la Chambre de commerce soit dans le déni et qu’elle décrive en termes bucoliques ses promenades en vélo autour du Lac alors que les vols touristiques sont prohibés les fins de semaine de l'été. Elle est sans égards envers les citoyens qui doivent vivre les autres jours avec un achalandage possible de plus de 100 mouvements d’hydravions par jour à un niveau de bruit de plus de 100 d(B)a.
En outre, il faut vraiment être déconnecté de la réalité vécue par les citoyens pour comparer le Festival Western de St-Tite, une activité économique rentable, d'une durée de 10 jours, avec l'activité des hydravions touristes s'étendant sur une période de 6 mois.
Après avoir épuisé depuis 1995 toutes les démarches aux trois niveaux de gouvernement, la seule voie possible pour obtenir la reconnaissance du droit de jouissance normale de leur propriété était, pour les citoyens affectés par les nuisances sonores, le Recours collectif.
Pourtant, depuis 10 ans, dans les médias et dans les lettres d’opinions, les opérateurs étaient avisés de cette intention du dépôt éventuel d’un Recours collectif. Ce qu’ils n’ont jamais pris au sérieux. Et voilà qu’aujourd’hui, la surprise et l’étonnement sont au rendez-vous et qu’on évoque la lourdeur des frais juridiques ainsi que les risques de perte d’emplois et les facteurs humains en découlant.
Nous déplorons que les parties concernées depuis 10 ans par un éventuel Recours collectif n’aient pas jugé opportun de faire les démarches nécessaires afin d’obtenir une opinion éclairée sur les conséquences en découlant et surtout n’ait pas apporté les correctifs pour l’éviter et favoriser une coexistence pacifique avec les citoyens ? Le principe de précaution n’aurait-il pas exigé des actions concrètes pouvant aller jusqu’à la cessation de cette activité ou son déplacement?
À l’instar de la Chambre de commerce, la Coalition contre le bruit souhaite la venue d’entreprises sur le territoire de la Ville. Par contre, ces entreprises devraient être non polluantes et respectueuses de la qualité de vie des citoyens. Ajoutons qu’il est erroné de croire, comme le déclare la présidente de la Chambre de Commerce, que le Recours collectif pourrait avoir un impact sur le développement commercial et industriel de la Ville.
À preuve, rien ne démontre qu’en raison des Recours collectifs contre Ciments St-Laurent, le Petit Train du Nord, l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau, l’aéroport de Mascouche ou de St-Hubert, ces villes sont moins prospères. Autrement, aussi bien dire, ce qui serait déraisonnable, que lorsqu’une entreprise est en cause, les citoyens devraient renoncer à exercer leurs droits de crainte de nuire à l’image de la Ville.
Et dans la présente affaire, contrairement à l’opinion émise par la présidente de la Chambre de commerce, si le Recours collectif était accueilli par le tribunal, l’indemnité serait versée par l’assureur de la Ville et non par les contribuables.
-Liliane Guay, Présidente
Coalition Contre le Bruit du Lac-à-la-Tortue


Vos souvenirs d'enfance on bien peux d'emprise sur la réalité. En tant qu' 'expert' vous devriez savoir que: 1. Une étude récente de l'eau du lac par une firme sérieuse à révélé un taux très élevé de coliformes fécaux d'origine humaine 2. Ce n'est pas parce qu'une eau parait limpide qu'elle est exempte de polution. On le voit bien avec les lacs atteints par les pluies acides. 3. Demandez à n'importe qui connaissant bien le lac; on vous dira que certains riverains ont des installations sanitaires non conformes. C'est connu et accepté. On ne fait rien. Pour économiser quelques milliers de dollars certains préfèrent 'tuer' le lac. Quant aux voisins, ils appliquent une sorte d'omerta. On compte sur la ville (et les autres contribuables) pour investir les sommes collossales afin de leur fournir un système d'aqueduc & égouts propre. Il serait donc temps de réviser vos théories sur les algues qui s'étouffent entre elles, pour éviter de dire n'importequoi.