«C’est ça ou je déménage. Y’a toujours des limites», menace Gilles Duguay, propriétaire du gîte Parc Mauricie B&B. Ce citoyen a expédié à ses frais il y a une dizaine de jours une pétition chez les 852 adresses postales que compte Saint-Mathieu-du-Parc sur son territoire.
Dans ce document, il est demandé au «conseil municipal de prévoir, dans le prochain budget, le montant nécessaire pour assurer le contrôle biologique des insectes piqueurs en 2013 en donnant un contrat à GDG Environnement ou autre fournisseur qualifié.»
En préambule, la lettre mentionne que la municipalité affiche présentement un surplus non-affecté de 558 443$; qu’un projet mené en collaboration avec la Ville de Shawinigan entraînerait une réduction de la facture de 25%; et que le contrôle des insectes piqueurs serait un outil de développement économique en attirant de nombreux contribuables dans la municipalité.
Parce que le maire Claude Mayrand soutenait publiquement récemment que le projet de contrôle des insectes devait être débattu avant la préparation du budget à l’automne, Gilles Duguay a initié en catastrophe cette démarche de consultation populaire. Au bas de la pétition, les citoyens sont d’ailleurs invités à déposer le document au bureau municipal avant le mardi 19 juin.
C’est qu’une réunion du conseil municipal est prévue le mardi 3 juillet et le citoyen Duguay entend bien être présent afin de talonner les élus à la lumière du nombre de personnes qui auront signé la pétition. «J’ai parlé avec Richard Vadeboncoeur, de GDG Environnement, et il estime qu’un projet mené en concertation à Shawinigan reviendrait à environ 70$ par compte de taxes», mentionne le propriétaire du gîte Parc Mauricie B&B.
M. Duguay n’est pas sans savoir par contre que son initiative ne passera pas comme une lettre à la poste, même si plusieurs centaines de citoyens l’endossent. «À Saint-Mathieu, il y a deux catégories de citoyens: ceux qui sont habitués aux mouches et qui ne sortent pas dehors l’été. On les reconnaît parce qu’ils n’ont pas de bronzage. Et il y a les retraités et les nouveaux arrivants qui viennent habiter sur le bord d’un lac pour profiter du plein air.»


