Sa fille trépignait d'impatience de le voir poser le pied sur la rive de la rivière St-Maurice chez Maïkan Aventure, où l'heure d'arrivée était prévue à 10h30. L'aventurier de Mont-Carmel est arrivé en kayak.
«Cette aventure m'a demandé beaucoup d'efforts émotivement en étant loin de ma famille. Je n'en suis que plus heureux de retrouver la retrouver aujourd'hui. Merci à ma famille et à ceux qui m'encouragent dans mes défis et mes rêves», a-t-il lancé.
Plus ardu que prévu!Mais l’aventure s’est avérée plus difficile que prévu au départ.
«Je savais que ce serait difficile, mais je ne m’attendais pas à autant de bibittes, de pluie et à trouver si peu de nourriture. Avant de partir, je m’imaginais pêcher un poisson aux deux ou trois jours…mais même pas. Ça a sans doute été mon aventure la plus intense», raconte Frédéric Dion.
«Je me souviens d’un soir. J’étais trempé et je grelottais. Je me suis arrêté et il n’y avait que des bibittes pour m’accueillir. Je me disais: «T’es donc bien cave!» C’était un moment très difficile, surtout que je me suis alimenté de petits fruits, de lichen et de fourmis pendant quelques jours. J’ai aussi pu manger de petites truites», ajoute-t-il.
Il était tout fier de montrer le sac, toujours scellé, contenant des barres tendres avec lequel il était parti.
«Passer cinq jours sans manger en sachant que tu as des barres tendres dans ton sac, c’est terrible!» assure Frédéric.
L’une des premières choses qu’il a faites à son arrivée: manger un hamburger !
«Là, c’est comme une renaissance : tout va goûter meilleur, le lit sera plus confortable…», souligne-t-il.
Du stress…surtout au débutLa conjointe de Frédéric Dion, Caroline, confie avoir été stressée à quelques reprises durant cette aventure, surtout à son commencement.
«La première journée a été la plus stressante. J’ai toujours de la misère avec les départs, mais la réalité du quotidien finit par nous rattraper et au final, ça passe vite. Mais je le suivais de près. Il m’a appelée deux ou trois fois pour me dire comment ça allait. C’était stressant aussi de savoir qu’il n’avait pas mangé pendant plusieurs jours et qu’il parcourait des distances exubérantes», indique-t-elle.
Pas de limites!«J’ai été surpris. Ce n’est pas une limite que j’ai découvert, mais juste qu’elle était beaucoup plus loin. L’instinct de survie est fort. Mais je reviens avec des devoirs à faire: la chasse, la pêche… Aussi simplement le fait de savoir où se cache un porc-épic!» affirme Frédéric Dion.
Une conférence sur cette aventure de survie est déjà prévue à la Maison de la culture le 27 septembre. Les billets sont en vente à la billetterie de la salle Thompson et sur le réseau Ovation au www.ovation.qc.ca


