Ce concept a jadis connu ses heures de gloire, entre 1998 et 2004, alors que des dizaines d’enseignants et d’intervenants scolaires souhaitaient renouveler leurs pratiques pour rejoindre plus efficacement les jeunes.
Directeur-conseil en entrepreneuriat à la commission scolaire, Denis Morin explique «qu’en réunissant des enseignants sur une base volontaire autour du thème central de l’entrepreneuriat, ceux-ci réussiront à créer et à marcher vers l’atteinte de leur objectif: mobiliser davantage les jeunes à l’école en développant le goût d’entreprendre et de réussir.»
Ainsi, 41 personnes provenant de 25 écoles passeront trois journées ensemble cette année pour approfondir les concepts liés à l’entrepreneuriat, partager leurs pratiques et développer de nouvelles stratégies afin de mettre les jeunes au cœur de projets ouverts sur leur milieu.
Les territoires du Haut Saint-Maurice, Mékinac, Shawinigan et Maskinongé deviendront des terreaux fertiles à la levée de projets ouverts sur des besoins des communautés prédit Denis Morin.
L’occasion sera donc au rendez-vous d’intégrer dans les projets réalisés par les classes participantes des problématiques liées à la santé et au bien-être, au vivre-ensemble et à la citoyenneté, à l’environnement ou à la consommation dans une perspective de mieux connaître les réalités sociales, communautaires et économiques de la Mauricie.
Parallèlement à ces rencontres, les enseignants du Cercle de l’énergie en entrepreneuriat seront invités par des chercheurs, sous la responsabilité du professeur Ghislain Samson de l’Université du Québec à Trois-Rivières, à mesurer les retombées de l’entrepreneuriat sur la réussite personnelle et scolaire des élèves et sur leurs conditions de pratique professionnelle.
L’étude se poursuivra jusqu’en 2014 en collaboration avec des enseignants de la Commission scolaire de l’Énergie et des cohortes d’étudiants et d’enseignants associés aux stages de fin d’études aux différents programmes de baccalauréat en enseignement à l’U.Q.T.R. et à l’Université de Sherbrooke.
