Le président de l’institution, Guy Lemieux, en met la faute sur le refus en avril 2011 du ministère de l’Éducation de décerner l’agrément au SSM et conséquemment, les fonds qui l’accompagnent.
«C’est vraiment à contrecœur que nous avons été obligés de prendre cette difficile décision», affirme Guy Lemieux dans un communiqué émis aux médias mardi après-midi. Mon fils fréquentait le primaire au SSM et je demeure profondément convaincu que l’enseignement privé à ce niveau est essentiel pour Shawinigan.»
Selon ce que L’Hebdo du Saint-Maurice a appris, le SSM aurait pris entente avec le Collège Marie de l’Incarnation (CMI) à Trois-Rivières afin que celui-ci accepte d’inscrire les élèves désireux de poursuivre le parcours scolaire dans le secteur privé.
Pris par surprise par cette nouvelle, plusieurs parents ont débuté les démarches dès mardi matin auprès de la Commission scolaire de l’Énergie afin que leurs enfants puissent trouver une classe en septembre prochain.
Déficit de 100 000$
Le Séminaire Sainte-Marie a ouvert son niveau préscolaire et primaire à l’automne 2009. Et malgré l’effort financier consenti par les parents, le seuil de rentabilité n’a pas pu être atteint, faute d’un financement adéquat du MELS. Lors de la soirée de lundi, les parents auraient été informés que l’aventure du primaire, amorcée en 2009, avait engendré jusqu’ici un déficit de près de 100 000$ dans les coffres de l’institution.
Même si cela s’avère peu probable à court terme, Guy Lemieux précise qu’il est encore temps pour le gouvernement, de démontrer sa volonté d’offrir un financement adéquat et équitable aux parents des élèves du primaire au SSM. « Nous sommes prêts à revoir notre décision. Nous attendons un signal positif de la part du gouvernement», lance le président.
Dans la région de la Mauricie, Centre-du-Québec et de Lanaudière, des institutions privées de Trois-Rivières, Joliette, Victoriaville et Drummondville bénéficient déjà de cet agrément.
«Malgré le fait que nous ayons reçu un avis favorable de la Commission consultative de l’enseignement privé dès le mois de décembre 2009, réitéré en 2010 et 2011, le gouvernement du Québec n’a pas jugé bon d’accorder à nos élèves le même soutien financier qu’aux élèves des autres écoles privées de la région», déplore le directeur général Marc St-Onge.


