«C’est une manière d’utiliser chez soi un engrais de qualité, tout en réduisant la quantité de déchets jetés et en posant un geste responsable pour l’environnement», note Sylvie Gamache, coordonnatrice aux communications et projets à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM).
Au Québec, une personne habitant dans un logement privé achemine en moyenne 272 kg par année de matières résiduelles à la collecte municipale des déchets. De cette quantité, on compte 59% de matières organiques et 26% de matières recyclables.
En fait, les Québécois sont parmi les plus gros producteurs de matières résiduelles au monde.
Dans cette optique, le compostage domestique s’avère une solution efficace et même idéale pour réduire la quantité de matières acheminées au site d’enfouissement. D’ailleurs, il peut diminuer de 40% le volume de matières résiduelles. «Les gens sont plus conscientisés à l’environnement, plus soucieux de leurs responsabilités. On voit également qu’il y a un intérêt croissant pour le compostage. À la RGMRM, on le constate depuis les cinq dernières années», mentionne Sylvie Gamache.
Pourquoi composter?
Il existe de nombreuses raisons qui poussent à composter, comme réutiliser les ressources naturelles, diminuer le gaspillage, économiser, conserver les plantes et les végétaux en santé, etc.
En fait, le compost substitue l’utilisation des engrais chimiques vendus sur le marché. Et, contrairement à ce que l’on croit, ça ne sent pas mauvais! Lorsqu’il est bien équilibré, un compost sent simplement l’odeur de la forêt, de la terre.

