«André, c’est un homme de cœur, j’ai travaillé avec, je le connais bien, je suis surpris et honoré de mériter son prix », raconte bien humblement Gordon Stuart.
Bénévole à temps plein, c’est le rôle de M. Stewart, qui s’implique à la zec Wessonneau depuis que les clubs de chasse ont cédé le plancher aux zecs en 1978.
Le défendeur de la faune prend sa Retraite en 1996, pour protéger les forêts, les lacs et les animaux. « C’est dans les zecs que l’on retrouve la nature à son meilleur, » fait-il remarquer. C’est d’ailleurs son affection pour la nature jumelée à son implication pour la préserver qui a attiré l’attention sur sa candidature en vue du prix André-Magny. « Gordon Stuart est un important conservateur de la faune, j’ai du respect pour sa ténacité », exprime Pierre Lefebvre, vice-président de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ).
Portrait de Gordon Stuart
C’est un petit Gordon en bas âge qui tombe en amour avec la chasse et la pêche. Ce n’est donc pas surprenant de retrouver Gordon Stuart, l’homme d’affaires, au poste de directeur faunique de la zec Wessonneau dès la première assemblée annuelle le 15 novembre 1979. Par la suite, il multiplie les fonctions pour devenir en 1986 le président-directeur général de la zec latuquoise, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Ses faits d’armes, souvent opérés dans l’ombre, sont nombreux : 14 plans d’eau restaurés en 30 ans de travail, fermeture et nettoyage de tous les sites de déchets des anciens clubs privés et initiation d’un plan de gestion de l’orignal plus restrictif que le plan provincial, en sont quelques exemples.
Où l’implication de cet homme va-t-elle s’arrêter? « Il faut que je sois là pour assurer la pérennité et la survie des espèces, et tant que la santé me le permet, je vais continuer », conclut M. Stuart.




