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Rédigées par Pierre Bertrand, de la firme EXP, les conclusions de cette étude révèlent ce que la majorité se doutait: la pollution du plan d’eau est principalement de nature humaine.
Plusieurs spécialistes par le passé ont analysé l’état du lac à la Tortue mais cette fois-ci, Pierre Bertrand a réalisé une étude hydrogéologique, c'est-à-dire étudier les eaux qui circulent de l’extérieur vers le plan d’eau. «Le bassin versant du lac à la Tortue est très restreint. On parle de 200 à 300 mètres autour du lac», a expliqué le spécialiste.
Il en ressort qu’à une profondeur de 5 à 6 mètres, l’eau circulant dans la nappe phréatique est d’excellente qualité, à un point même qui a étonné l’auteur de l’étude. Par contre, à 1 à 1,5 mètres, les contaminants de nature humaine abondent et se déversent naturellement dans le lac. «Ce n’est pas une contamination intense mais elle est continue. Si je voulais résumer, je dirais que ça pisse de partout», précise le vice-président d’EXP. Il est logique de penser que les champs d’épuration non étanches des riverains peuvent être mis en cause dans cet état de fait.
Pour Pierre Bertrand, le lac à la Tortue n’est pas à l’agonie mais il ne faut pas non plus attendre trop longtemps pour atteindre un point de non retour. Selon lui, la seule solution durable à cette problématique est l’aménagement d’un système de collecte des eaux usées.
La Ville de Shawinigan a bien sûr joint cette étude à son dossier lors de sa rencontre lundi dernier avec les représentants du ministère des Affaires municipales.


