C’est le début d’une alliance qui va de la référence à la diffusion conjointe de formations (au Québec et en Belgique), en passant par des activités de financement communes. Elle embauche ensuite une agente de recherche pour aider la Maison à organiser son expertise et à valider scientifiquement ses réflexions; c’est alors le développement du modèle du Processus de domination conjugale, modèle d’analyse des situations de violence conjugale, particulièrement utile pour l’évaluation des risques à la sécurité.
Un projet porteur d’espoir
Convaincue que la maison d’hébergement ne peut assurer seule la sécurité de toutes les victimes de violence conjugale, elle propose aux partenaires du système de justice de travailler ensemble et c’est alors le début du Projet de développement des actions intersectorielles pour améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale. Maintenant appelé Carrefour Sécurité en violence conjugale, ce projet-pilote, actuellement en phase d’expérimentation dans le district de Shawinigan, pourrait permettre de grandes avancées sur le plan de la prévention des agressions et des homicides en contexte de domination conjugale.
Ce projet fait le pari qu’à partir d’un cadre commun d’analyse des risques à la sécurité et de réseaux de communication et d’actions intersectorielles, les différents partenaires impliqués (policiers, procureurs, agents correctionnels, intervenants auprès des victimes et des agresseurs) pourront mieux juger des situations de violence conjugale et prévenir les risques d’agression et de létalité.
Pour Louise Lafrenière qui la côtoie depuis plusieurs années: «Le fil conducteur de tous ces engagements est toujours le même: les femmes et la conviction qu’elles ont droit à ce qu’il y a de mieux. Aussi, la volonté de leur donner un lieu de pouvoir et d’action où elles se sentiront plus fortes collectivement pour changer le monde et améliorer le sort des êtres humains, incluant le leur.»
