Ces précieuses cellules d’humanisme comme un arbre au feuillage et aux fruits bien garnis se composent de la racine de ses ainés respectés et admirés, d’un tronc parental vigoureux et enthousiaste, des nombreuses branches enfantines aussi diverses qu’originales, des abondants petits bourgeons de la relève qui donnent couleur, saveur et diversité de vie à la grande forêt de l’humanité. Tous unis marchent vers les soleils de la joie, de l’entraide, du respect et de la paix. Ces arbres deviennent un tonus de fraternité, d’amitié et de dignité, prompt au soutien qui permet de traverser les tourments de la vie sans y perdre son écorce, ni trembler de peur, ni d’y craindre de s’effondrer. Ces familles comme les grands arbres semblent faites d’une seule pièce, pleines de droiture et d’audace et dont l’ombrage se veut protection, consolation et apaisement.
Graines et boutures du bonheur familial
Ces arbres familiaux pour produire de bons fruits juteux doivent se rencontrer, apprendre à mieux se connaître, se découvrir et s’aimer dans des échanges significatifs. C’est à travers des retrouvailles bien programmées que circulera le mieux la sève de la compréhension, de la compassion et de l’amour de la vie.
Voilà précisément ce que le clan des familles Béliveau et Major s’apprête à vivre samedi, le 31 juillet 2010, au Lac Plaisant, pour la 55e édition. Sous l’égide de la doyenne, tante Henriette Major, belle et fière aînée de 86 ans, résidente de Shawinigan-Sud, plus d’une centaine de parents, oncles et tantes, frères et sœurs, cousins et cousines et la petite marmaille se donneront rendez-vous dès 9h30 le matin pour vivre une journée de rêve dans le décor champêtre d’une résidence riveraine du Lac Plaisant.
Tôt le matin jusqu’à tard en soirée les convives auront, à leur convenance, le choix de participer à une randonnée de vélo, à la traditionnelle traversée à la nage et en rabaska du Lac Plaisant, à des compétitions amicales du tire à la corde, de jeu de poches et de pétanque. On y a même prévu une chasse aux trésors, un rallye pédestre, des concours de dessins pour les plus jeunes et des séances de maquillage pour les bouts de chou. Quant aux aînés, des sessions intensives de «jasette» agrémentées du « biberon responsable » permettront de mettre à jour le « placotage » en arriérage. Les musiciens et artistes de la famille s’offriront en pâturage culturel. Au crépuscule nocturne, on allumera à nouveau le prestigieux flambeau olympique des Jeux de Montréal de 1976. En somme, la Rencontre des Générations promet du plaisir garanti pour tous les convives indépendamment des âges. Voilà, à mes yeux, un chef d’œuvre de relations interpersonnelles et intergénérationnelles.
Comité d’organisation
On ne peut soupçonner les généreux efforts nécessaires à la mise sur pied d’une telle rencontre. Le groupe des dix bénévoles de cette gigantesque occasion de fraternité n’a pas compté les heures pour offrir une programmation diversifiée capable de susciter la participation du plus grand nombre. Bravo les Major et Béliveau, vous avez compris que de très valables retrouvailles peuvent se réaliser en dehors des funérailles.

