«Ajouter ma voix» nourrit d’abord l’ambition de réunir la population et les organisations pour qui «le suicide n’est pas une option» et ainsi, à affirmer la préoccupation commune pour la problématique. Elle encourage également tout un chacun à se mettre en mouvement et veut reconnaître les initiatives individuelles et collectives.
«Le suicide est trop souvent banalisé. Ça nous oblige à questionner nos propres solutions. Chaque signataire de la déclaration affirme donc son désir de se réunir pour finir l’hécatombe. Jamais en 30 ans on avait eu la chance de se mobiliser comme maintenant», explique M. Marchand. «C’est faux de croire que le suicide est un problème individuel: c’est un problème de collectivité et il faut sensibiliser et encourager l’engagement citoyen là-dedans», ajoute Hélène Roy, directrice générale du Centre de prévention du suicide les Deux Rives.
En date d’aujourd’hui, plus de mille personnes ont déjà signé la déclaration «Ajouter ma voix» et ce, en quatre journées seulement. L’objectif devra même être réévalué puisqu’il avait été fixé à mille voix par année.
La déclaration «Ajouter ma voix» peut être signée au www.ajoutermavoix.com.
Parce que le suicide n’est pas une option
«Ajouter ma voix»: une mobilisation pour prévenir le suicide
D’après les statistiques, dix personnes sont directement touchées lors d’un suicide. En Mauricie, en 2007, on dénombrait 85 personnes qui se sont enlevées la vie. «Nous avons déjà perdu trop de gens, nous avons déjà suffisamment souffert, il est temps que ça cesse et c’est possible», affirme Bruno Marchand, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). C’est dans cette optique que les trois centres de prévention du suicide de la région (les Deux Rives, Centre-de-la-Mauricie/Mékinac. et du Haut St-Maurice), en collaboration avec l’AQPS, invitent les citoyens à se mobiliser pour prévenir le suicide en ajoutant leur voix à celle de milliers d’autres personnes en signant la déclaration «Ajouter ma voix».
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