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«On dit que la religion s’en va, mais là on voit que c’est ‘’nous-mêmes’’ (n.d.l.r.: en parlant de la fabrique) qui la mettons dehors!», écrit celle qui signe Une Bonifacienne de souche très déçue et meurtrie.
Officiellement, c’est pour donner plus d’espace à l’ouvroir que les marguilliers auraient demandé que le Musée Marial quitte le sous-sol du presbytère. Il n’en fallait pas plus pour que Mme C.-Bourassa, citant un membre de son groupe, écrive: «Jadis, Jésus a chassé les vendeurs du temps mais là, ce sont les vendeurs qui chassent Jésus!»
Un peu plus loin dans la lettre, la signataire déclare que le conseil de la fabrique «vient anéantir d’un seul coup plus de mille heures de bénévolat, plus de mille dollars en don par année à la Fabrique, à l’église ou en don de toutes sortes. Des centaines d’heures d’écoute, de prières, de réconfort, d’accueil, de confidences, des gens dans la peine ou dans le découragement, nous remplacions le prêtre, en quelque sorte.»
Mme C.-Bourassa estime que compte tenu du dévouement des membres son groupe pour la paroisse, le conseil de la fabrique aurait dû les aviser de ses intentions et non de les informer par lettre.
Maintenant qu’il venait de souligner son 10e anniversaire, le Musée Marial était même prêt à occuper moins de place au sous-sol du presbytère. Il s’apprêtait d’ailleurs à ne conserver que les pièces consacrées à Marie et à n’occuper qu’une section de dix pieds de largeur le long d’un mur.
Au lieu de cela, il a été invité manu militari à quitter les lieux…


