Ballon ovale, pratiquement aucun équipement de protection et des règlements qui semblent des plus compliqués. Lorsqu'on pense au rugby, la première réflexion qui nous passe par l'esprit est de se dire: il faut vraiment être fou pour y jouer. Malgré les idées préconçues entourant ce sport de contact, il semble que c'est plus accessible que peut le penser l'amateur de sport traditionnel.
Parlez-en aux Pionniers de l'école secondaire du Rocher, qui ont ramené le rugby dans la région, après plusieurs années d'inactivité. «Lors d'un échange étudiant, une Néo-Zélandaise du nom de Mikaella Andrews avait comme projet intégrateur dans son cours de français de partir le rugby à notre école. Son but était de former une équipe, qui pourrait jouer contre les autres écoles et elle a réussi. Personne ne savait jouer, car ce n'est pas un sport très populaire au Québec», raconte l'entraîneur-adjoint Brad Dubois.
L'entraîneur-chef Olivier Martel affirme que le rugby est un sport où chaque joueur à son mot à dire dans les succès de son équipe. «C'est comparable au football, mais personnellement, je trouve le rugby plus démocratique. Le joueur se doit de jumeler la force et la rapidité, bref, être un athlète complet. Les athlètes doivent travailler en équipe pour gagner et ça donne toujours des matchs très intenses», raconte-t-il.
Malgré les nombreux règlements, il est facile pour les joueurs de rapidement maîtriser ce sport et de pouvoir disputer des parties. «C'est sûr que comme n'importe quel sport, lorsque tu commences, il y a beaucoup de règlements à apprendre. Le fait que ce n'est pas un sport d'ici peut sembler compliqué, mais il y a trois règles bien simples à comprendre. Ça prend généralement entre trois et quatre pratiques pour bien comprendre la base», se souvient Brad Dubois, qui a disputé une saison avec l'équipe masculine, avant de devenir entraîneur-adjoint chez les filles à l'âge de 17 ans.
Le rugby, dangereux ?
Même si le rugby peut sembler dangereux avec ses nombreux contacts, le Club de Rugby des Braves de Trois-Rivières fait une clinique annuelle, afin de montrer les bonnes techniques aux joueurs du secondaire. «À chaque année, nous faisons un Jamboree en collaboration avec les joueurs des Braves, qui montrent la bonne technique aux jeunes. Ceux-ci peuvent ensuite bien l'appliquer en situation de match. Lorsque c'est bien enseigné, ce n'est pas dangereux comme sport», mentionne Olivier Martel.
Son assistant affirme que tout est mis en œuvre pour éviter les blessures pendant une partie. «Il faut comprendre que si les règles sont respectées, il n'y a aucun danger pour les joueurs. Les pénalités sont très sévères envers ceux qui ne respectent pas les règlements, ce qui explique pourquoi les officiels parlent souvent aux joueurs pour leur indiquer comment corriger leur jeu», explique Brad Dubois.
Difficile de se motiver… à la deuxième page...


