Le Shawiniganais François-Philippe Champagne possède un pied à terre dans la capitale britannique depuis maintenant cinq ans. Il profite évidemment de la tenue des Jeux Olympiques jusqu’au 12 août pour s’imprégner de cette ambiance extraordinaire qui ne revient qu’aux quatre ans.
«Il y a beaucoup d’effervescence dans la ville», s’exclame au téléphone le directeur du Développement Stratégique chez AMEC*. Après l’équitation, François-Philippe Champagne s’est rendu voir quelques parties de volleyball de plage sur un site situé à proximité de Buckingham Palace avant de passer une journée au Stade Olympique afin d’assister aux prouesses des gymnastes. Revêtu du blouson officiel du Canada, son allégeance envers les athlètes unifoliés ne faisait pas de doute.
Où sont les Londoniens?
Plusieurs reportages dans la presse internationale faisaient état des Londoniens qui auraient déserté leur ville. François-Philippe Champagne apporte un bémol à cette analyse. «C’est peut être dû au fait que les sites de compétition sont dispersés un peu partout dans la ville. Il y a donc des jours où l’action se déroule dans l’est de la capitale, le lendemain, ça va être dans l’ouest. Il y a donc moins de circulation dans les autres secteurs ces jours-là.»
Sur le plan de la logistique, les Britanniques sont fidèles à leur réputation de gens organisés commente le Shawiniganais. Lui-même habitué à se déplacer avec le métro, il ne possède pas de voiture lorsqu’il réside en Angleterre, il a constaté l’efficacité du système de transport en commun durant les JO.
Réputée pour être l’une des villes les plus dispendieuses au monde, le coût des billets pour assister aux compétitions demeure relativement accessible prétend François-Philippe Champagne. À 200$ le coût d’entrée pour l’épreuve d’équitation par exemple, le Shawiniganais estime qu’il s’agit là d’un prix comparable pour un bon siège lors d’un spectacle d’une grande vedette au Centre Bell. «Mais dans ce cas-ci, c’est une compétition olympique.»
Affaires et sport
En parallèle avec les épreuves sportives, il se brasse beaucoup d’affaires soutient le vice-président de Bionest Technologies à Shawinigan. Et pour les Canadiens, c’est au Canada House - l’ambassade canadienne à Londres - que ça se passe. «Tout le monde est là, explique François-Philippe Champagne. Les athlètes, les politiciens et les hommes d’affaires. Entre deux rencontres avec Marcel Aubut et l’olympienne Sylvie Bernier, le Shawiniganais a eu l’occasion de s’entretenir avec la première ministre de l’Alberta et l’astronaute Julie Payette. «On parle business mais l’esprit olympique prime», précise-t-il.
Même si les Jeux de Montréal en 1976 ont laissé un mauvais souvenir aux contribuables, François-Philippe Champagne rêve d’assister de son vivant à une autre olympiade au Québec. «Il faut voir ça dans une perspective à long terme exprime-t-il. Ici à Londres, les Jeux ont permis de revitaliser des secteurs de la ville. Et durant deux semaines, toute la presse internationale et les yeux du monde sont braqués sur ta ville. Juste pour ça, c’est gagnant», termine-t-il.
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