Le 1er mars 2012, Patrice célébrait son quarantième anniversaire de naissance. Ce fut l’heureux prétexte de rassembler ses fans pour se remémorer les faits marquants de sa brillante carrière échelonnée sur une période de deux décennies soit de 1992 à 2012.
Par l’invitation du propriétaire du Bar Moderne, Alain Lord, également conseiller municipal, près d’une trentaine de témoins oculaires se sont réjouis de l’ambiance intimiste et des anecdotes peu connues partagées lors du diner au spaghetti du jeudi midi servi par l’humoriste cuisinier Michel Perron et accompagné du traditionnel breuvage brassicole.
Cheminement du football à la boxeEn 1992, alors qu’il n’avait que 20 ans et après avoir conquis les plus grands honneurs au niveau du pays comme joueur de football, Patrice cherche un moyen de revivre d’aussi intenses émotions. Cet athlète, tout d’un bloc, aussi déterminé que passionné, acceptera de devenir boxeur en vocation tardive. C’est que sur la ligne d’affrontement au football, la bataille est forte, cruelle et sans pitié. Dans l’arène, en face à face, le duel ressemble à ce qu’il a vécu en équipe et lui procure l’adrénaline, les transes extrêmes qu’il recherche. Cet état d’exaltation le fera mieux survivre à la routine quotidienne.
Selon les spécialistes du noble art, Patrice manquait d’habilité, de mobilité, de rapidité, de souplesse, de coordination et j’en passe. C’était sans compter, sa force herculéenne, sa force de frappe et de caractère, sa soif de vaincre, son goût du risque, son ardent désir de s’amuser dans le ring et d’offrir le meilleur de lui-même pour satisfaire ses fans. Avec tout ce qu’il n’avait pas, Patrice a ramené au Québec en 2004 la ceinture emblématique du championnat national professionnel après une très longue disette de 42 ans. C’est le «bœuf de Chomedey», alias Robert Cléroux qui fut le dernier champion en 1962.
«Dans l’arène, dira Patrice avec humour, on frappe un coup de circuit ou on subit un court circuit.» En effet le doux L’Heureux en dehors du ring a toujours fait en sorte que son implication pugilistique dans le ring le protège d’un combat qui devienne pour lui, douloureux. «En boxe, la victoire a bien des parents, la défaite est orpheline», conclura l’ange du ring, le messager du gagnant. Faut-il se rappeler que l’étude étymologique du mot ange signifie messager?
Cheminement d’après carrièreLa boxe pour Patrice n’a jamais été un gagne-pain mais un hobby qu’il a pris très au sérieux. Depuis plus de 20 ans, Patrice s’affaire avec son paternel Gaétan L’Heureux à produire des meubles et des immeubles de granite tant au Québec, qu’en Ontario que dans les Maritimes. Papa Gaétan et son fiston Patrice dirigent conjointement une entreprise industrielle qui donne le pain quotidien à près de 20 employés.
Depuis 2004, Patrice est un compétent commentateur sportif pour l’émission de boxe au réseau Voxx pour le compte de Vidéotron. Sa fiche personnelle à vie est de 30 combats professionnels dont 26 victoires (13 par KO), 5 défaites et un match nul.
Enfin, Patrice L’Heureux agit comme accompagnateur pour la firme J’ai mon voyage. Ce géant athlète de 6’5’’ et 265 livres qui maintient la forme et qui a beaucoup voyagé prétend qu’on ne fait pas de voyage, c’est le voyage qui nous fait.


