C’est par l’invitation de Serge Milot, le père de la capitaine de l’équipe des Rafales, Marie-Anne Milot de Grand-Mère, qu’il m’a été possible de vivre, pour une première fois au Colisée Pepsi de Québec, les péripéties et l’ambiance survoltée de ce tournoi athlétique d’envergue, véritable rendez-vous familial.
Cette jeunesse âgée de moins de 12 ans, aussi talentueuse qu’enthousiaste, se défie dans le respect et le plaisir pour son plus grand épanouissement suscitant par ses efforts et ses habilités l’admiration des parents et des amis. Cette jeunesse provient de 15 différents pays regroupés dans 112 équipes officiellement inscrites alors que plus de deux cents autres formations s’en voient refuser l’accès. Quel spectacle pour tous les spectateurs, quelle magie, quel rêve, quelle fierté, quels impérissables souvenirs pour tous les participants mais davantage pour nos Rafales en première cavale dans ce grand carnaval du hockey mineur jadis réservé qu’aux garçons.
Participants prestigieux
Est-il nécessaire de rappeler que les Mario Lemieux, Patrick Roy, Guy Lafleur, Brett Hull, Marian Hassa, Vincent Lecavalier, Jason Pominville, Alex Tanguay et Guillaume Latendresse sont parmi les plus prestigieux pee-wee de leur époque à avoir évolué sur la glace du Colisée Pepsi. Cette année, 31 joueurs de la Ligue Nationale de Hockey agissaient comme entraîneurs d’équipes, comme parents-supporteurs pour leur fils. Grâce aux Rafales, en moins d’une décennie, des joueuses de hockey pour des équipes olympiques pourront admettre avoir connu des moments glorieux sur la glace du plus prodigieux tournoi pee-wee de la planète.
Les Rafales, rose à la main
L’équipe mauricienne des Rafales aura disputé quatre rencontres les opposant à des formations américaines (Boston et Atlanta), autrichienne et québécoise (Les Harfangs de Beauport). Je vous entretiendrai de celle à laquelle j’ai assisté et dont j’ai été ébloui.
Nous sommes, samedi, 13 février, la veille de la St-Valentin. Parents, amis et fans des Rafales sont tous et toutes coiffés d’un couvre-chef rose et acclament bruyamment leurs héroïnes sur patin devant une foule évaluée à près de 8000 spectateurs.
Tradition oblige, les deux équipes alignées, celle des Harfangs et nos Rafales, s’échangent un petit présent souvenir au centre de la patinoire. Les hockeyeuses de la Mauricie leur remettent un petit fanion conventionnel tandis que leurs opposants masculins, en preux chevaliers, leur offrent une authentique rose. Ce geste aussi délicat qu’inusité plait à la foule qui applaudit.
Le spectacle nous séduit et nos glorieuses Mauriciennes s’inclineront par le pointage de 1 à 0 au profit des pioupious du hockey pee-wee de Beauport. Devant l’opiniâtre opposition des Rafales, je me dis que trop de fleurs aux pétales colorées et au parfum d’excellence s’épanouissent sans être vues. Bravo, les filles d’ici, vous m’avez séduit là-bas, à Québec. Vous réussirez partout ailleurs où vous vous produirez. Vous méritez d’être vues. Quelle attrayante visibilité pour le hockey mineur!...
Marie-Anne, la capitaine digne d'éloge
Avec une étonnante maturité pour son jeune âge, Marie-Anne Milot s’est imposée une rigoureuse et édifiante préparation à trois volets. D’une part, par un programme de conditionnement physique hors glace digne d’un ascète, par un austère régime alimentaire, par le respect d’un couvre-feu indispensable à sa récupération physique, nerveuse et mentale. Le soutien de son père Serge aura été sans réserve, sans défaillance. Sa mère France Jacques s’est généreusement impliquée pour soutenir sa fille et l’équipe.

