La particularité est qu'elle est la seule fille à avoir été sélectionnée au sein de l'équipe de baseball mauricienne.
«Cet hiver, au début du camp d'entraînement, nous avions invité 60 personnes, dont seulement quatre filles. Laurence nous a agréablement surpris et elle est ressortie du lot en raison de sa vitesse. Elle est beaucoup plus rapide que plusieurs garçons en plus de faire de bons contacts au bâton», fait savoir Dany Marchand, entraîneur de la formation de la Mauricie.
De son côté, Laurence s'est dise étonnée d'avoir été choisie afin de représenter sa région à ce grand rendez-vous de la relève sportive.
«J'ai été surprise, car tous les gars ont plus d'expérience et évoluent dans le Bantam «AA» alors que je joue dans le niveau «A»», signale l'athlète du programme Sport-études baseball de l'Académie les Estacades.
Toutefois, elle est consciente des forces qu'elle peut apporter au club régional.
«Je suis rapide, je frappe bien et je me rends sur les buts. C'est ce que ça prend pour produire des points», mentionne-t-elle.
Signe que le talent de Laurence ne passe pas inaperçu, elle a été approchée pour faire partie de l'Équipe du Québec dans sa catégorie d'âge.
«Pour une fille, c'est exceptionnel d'évoluer à ce niveau. Elle a un talent naturel et elle est capable de rivaliser d'adresse avec les garçons Bantam «AA»», déclare M. Marchand.
De père en filleLorsqu'on la questionne à propos du moment où elle a découvert le baseball, Laurence ne peut s'empêcher de pouffer de rire.
«Mon père a joué quand il était plus jeune et nous nous lançons la balle dans la cour depuis que je suis toute petite. Ça fait maintenant quatre ans que je joue dans une ligue et j'aime bien ça», fait part l'athlète de 15 ans.
«C'est spécial de voir ma fille évoluer avec les garçons. J'ai été trois ans à l'entraîner avec la seule équipe de fille en Mauricie», souligne son père Stéphane.
Comme une petite sœurL'arrivée d'une fille dans un club masculin aurait pu créer un malaise. Pourtant, c'est tout le contraire qui s'est produit.
«Les gars m'ont bien accepté surtout que je les connaissais déjà en raison de mon parcours avec l'Académie les Estacades. Là-bas, j'étais la seule fille avec 29 gars», sourit Laurence.
Les attentesÀ Shawinigan, la formation mauricienne ne se fait pas d'illusion. Si rêver au podium peut paraître bien louable, la réalité est toute autre.
«Nous sommes 18 équipes en compétition et nous ne sommes pas une puissance au Québec. Un objectif réaliste serait une participation aux quarts de finale», divulgue M. Marchand.
«Nous avons une bonne équipe avec une bonne défensive, mais nous ne sommes pas les plus forts. Malgré tout, je m'attends à avoir beaucoup de plaisir et à une belle expérience», confie Laurence.
À noter que Laurence sera la seconde de la famille à prendre part aux Jeux du Québec après sa mère Marie-Caroline.


