À quelques heures de la cérémonie de clôture vers 20h ce soir au Centre Bionest, les principaux artisans des dix derniers jours sont partagés entre la satisfaction du devoir accompli et la tristesse de voir se terminer cette aventure dont ils disent déjà qu’elle marquera l’histoire des Jeux du Québec, sinon celle de Shawinigan.
«C’est un succès indéniable», a commenté Michel Angers. Le maire en attribue le mérite aux 3000 bénévoles qui ont été d’un professionnalisme exemplaire, à la population de Shawinigan qui s’est montrée accueillante et au comité organisateur qui a abattu un travail colossal. «Ce succès, c’est la mise en commun de nos ressources», a-t-il ajouté, mentionnant au passage la collaboration des employés municipaux qui ont été au-delà de leurs responsabilités dans bien des cas. «Nous avons, je crois, établit de nouveaux standards de qualité.»
Ce n’est en tout cas pas le président de Sports Québec qui le contredit. «Shawinigan a été une école importante pour ses successeurs, le Saguenay et Longueuil», a lancé Denis Servais en parlant des villes qui accueilleront les 48e et 49 finales.
De son côté, contenant difficilement ses émotions, Pierrette Jacob parlait déjà de nostalgie alors que la flamme des Jeux brûle toujours dans la Vasque. Au travers les nombreux remerciements adressés, la présidente du Comité organisateur de la 47e Finale des Jeux du Québec a eu des mots particulièrement bien sentis pour le directeur général des Jeux.
«Dès le tout début, alors qu’il était seul avec ses cinq directeurs, Yves Renaud a disait toujours que la préoccupation des jeunes devait être au centre de nos décisions et je crois que de ce côté, on peut dire mission accomplie.»
Les défis et les attentes étaient grands et ils ont été relevés avec brio selon Michel Angers. «Nous avons montré au Québec ce que nous sommes capables de faire. Nous sommes capables de réaliser de grands projets», a-t-il conclu son intervention avec un clin d’œil à l’avenir: «Qui sait? Peut être à la prochaine…»


