Patinant sur Grand Canyon Suite de Ferde Grofé, la Grand-Méroise et son coéquipier ont bien entamé leur programme libre. Une erreur lors du deuxième élément technique, un triple Salchow lancé, leur a toutefois fait mal. «Je ne sais pas pourquoi j’ai tombé au début. Je me sentais vraiment bien, c’était un super bon saut, donc c’est plus ça qui me choque. Des fois, il faut vraiment se battre pour les atterrissages, ou on ne prend pas un bon décollage. Mais là c’était parfait, et on dirait que je le savais dans ma tête et que j’étais trop contente, trop tôt», a expliqué Langlois.
L’athlète de l’Outaouais a avoué que le fait de commettre une fausse note en début de programme a été difficile pour la suite des choses. «Il a fallu que je me concentre bien pour le reste du programme, pour ne pas laisser le reste aller.»
Une seconde erreur à l’atterrissage d’un triple Lutz lancé commise vers la fin a enlevé tout espoir au duo Langlois-Hay. Qu’à cela ne tienne, la patineuse a tout de même trouvé des points positifs à leur performance. «On est satisfait dans un sens, parce que oui, c’était notre meilleure de la saison. C’était une grosse étape. Il y avait beaucoup de bonnes choses dans le programme, c’est juste que j’ai de la misère à laisser passer cette erreur-là (la première), parce que justement, je me sentais bien», a-t-elle insisté.
Une année sabbatique coûteuse
Forcée à l’inaction l’an dernier en raison d’une blessure à la cheville, Anabelle Langlois s’est dite fière du chemin parcouru cette saison.
«Ça nous a nui. On manquait d’expérience, il a fallu qu’on fasse du rattrapage. Ça a vraiment été une montagne à monter. Souvent cette année, je me suis sentie comme si on nageait contre le courant. On a pris beaucoup de retard, mais je suis satisfaite d’où on est rendus», a souligné la patineuse de 28 ans.
Celle-ci a par ailleurs rendu hommage à son partenaire, Cody Hay, de deux ans son cadet. Selon elle, l’année sabbatique du couple l’a rendu encore plus fort. «Ça a vraiment donné la chance à Cody de devenir un partenaire exceptionnel. Il a toujours été exceptionnel, mais maintenant, c’est lui le boss, c’est lui le couple presque. Il est plein d’assurance, plein de confiance.»
À propos de sa deuxième expérience olympique – elle avait pris la 12e place à Salt Lake City en 2002 avec Patrice Archetto – Langlois n’a eu que de bons mots. «Je suis vraiment satisfaite. C’est certain que j’aurais aimé ça faire un programme parfait, j’aurais aimé offrir ça au public, mais quand même, je trouve qu’on a eu des bonnes pratiques, on a été très forts toute la semaine. Les Championnats du monde sont notre prochaine étape et on va être meilleurs», a-t-elle terminé.
