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Carburer au feu de ses convictions

Carburer au feu de ses convictions

Carburer au feu de ses convictions

André Perreault
Publié le 24 Décembre 2009
Publié le 23 Janvier 2010
André Perreault

Qui n’a pas bénéficié d’un feu dont la flamme réchauffe et éclaire. Qui n’a pas subi les foudres d’une flamme qui brûle la peau, qui carbonise une viande à l’excès, qui calcine le fond d’un Creuset.

Sujets :
école secondaire Val-Mauricie , Parcours de la Flamme des Jeux , Québec , Barrage Carillon , Territoire Ontarien

La flamme intense qui purifie peut même être associée au feu sacré, aux feux de l’enfer mais jamais à un feu de paille. En tout temps et en toute circonstance, l’être humain se doit de demeurer tout feu, tout flamme.

Ce mardi, 8 décembre dernier, la visite surprise à ma résidence du dynamique et enthousiaste éducateur physique de l’école secondaire Val-Mauricie, François Lamy m’a ravivé une vieille flamme, celle du Parcours de la Flamme des Jeux de la 21e Olympiade de Montréal dont j’ai eu l’honneur et le privilège d’en être l’un des 550 porteurs. J’étais escorté de 22 accompagnateurs dont le groupe était composé pour la plupart de la belle confrérie des éducateurs physiques des institutions d’enseignement primaires, secondaires et collégiales.

Du nombre, le maire en forme Dominique Grenier qui s’était imposé une routine d’entraînement quotidien sur une base annuelle. Tout ce beau monde arborait un costume, espadrilles, short et t-shirt, aux couleurs typiquement mauriciennes. Notre mission commune, porteur et accompagnateurs fut de transporter la flamme sur le Barrage Carillon, du territoire Ontarien à celui du Québec. Pour les collectionneurs chevronnés, ce flambeau peut être vendu à plus de $8000 l’unité.

La flamme des Jeux du Québec

La visite improvisée de l’ami François Lamy m’a rappelé toutes les énergies et les joies suscitées par le relais de la flamme des Jeux d’Hiver du Québec de 1991 dont je fus le coordonnateur. Plus de 20 valeureux et audacieux porteurs de cet unique flambeau sillonnèrent en ski de fond à roulette le Québec tout entier.

Escorté par un fort contingent policier, les fondeurs roulaient en se succédant, tôt le matin jusqu’au crépuscule, couchant sur des tapis de gymnastique dans les écoles secondaires. Le cortège qui transportait les organisateurs et les fondeurs releveurs comptait plus d’une dizaine de véhicules. C’est à Robert Tailleur que revint le privilège de franchir, flambeau au dos, le fameux tunnel Hippolyte Lafontaine fermé à la circulation automobile le temps du passage de la flamme. Quel audacieux projet, quels souvenirs mémorables!... Merci, François de m’avoir fait revivre ces deux inoubliables événements.

La flamme des Jeux du Vancouver de 2010

«Il y a une flamme qui nous fait voir au loin, il y a une flamme que l’on se plait à regarder de près et c’est celle des Jeux Olympiques», de me confier le porteur du flambeau de Vancouver, François Lamy. C’est à Saint- Léonard-d’Aston qu’il a porté le «symbole olympique» sous l’œil ébloui de 22 membres de sa famille. «J’ai recueilli les propos enflammés de l’un des 12 000 porteurs de ce prestigieux relais. La flamme se voit partout sur le très vaste territoire canadien. Pour François, cette flamme olympique est comme du bon vin qui permet de lubrifier les rapports humains. C’est un immense jeu de masse qui provoque des ondes de choc au plus profond de l’être, dira-t-il d’un ton ému. «La flamme olympique est prophétique, elle annonce un monde meilleur d’humanisme et ses effets bénéfiques sont instantanés et se propagent plus rapidement que l’épidémique grippe A H1N1», de conclure François qui souhaite que cette flamme devienne pandémie sur notre planète terre qui a bien besoin de symboles rassembleurs.

Série de photos en rafales

Lors de nos discussions, un jeune homme nommé Jimmy Maurais, vaillant et généreux, qui m’assistait dans mes travaux du jour fut fortement impressionné et ému d’assister à cette rencontre. Jimmy, âgé de 35 ans, insista pour tenir en main le flambeau de Vancouver, devenu l’appartenance de François pour la modique somme de 350$ alors qu’il pourrait le revendre à plus de 2000$. François ne veut même pas nettoyer l’enduit de suie laissé par la combustion lors de son utilisation. Cette rencontre s’est conclue par une série de photos prises en bordure de la rivière St-Maurice… souvenirs intarissables du passage de la flamme à la Pointe à Comeau.

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