La maxime de Martin Collis affirme que : ‘’Le corps et l’esprit ne forment qu’une entité. Maltraitez l’un et vous verrez combien les répercussions reflètent sans fin l’unité fondamentale du corps et de l’esprit’’. Cette réflexion illustre bien toute l’offensive de vie de mon invité hebdomadaire, Jacques Carpentier, grand’mérois d’origine, nouveau septuagénaire depuis le 27 février 2012, qui confirme que le redressement sanitaire de l’être humain passe par le corps pour atteindre l’esprit. Ce passage de l’un à l’autre provoque l’équilibre et l’harmonie de l’unité fondamentale, l’âme. La respiration, l’alimentation et l’exercice physique sur une base régulière et progressivement adaptée amènent à coup sûr un corps sain qui à son tour guérit tout. Jacques croit, par expérience vécue, au pouvoir de l’auto-guérison de l’être humain.
Jacques Carpentier est le père de deux brillants enfants, Steve (enseignant) et Annie (avocate) qui en ont fait un heureux grand-père de six petits-enfants.
Il est un homme d’authenticité, de transparence, d’humanisme, capable d’humilité et d’effacement. C’est un homme d’une belle vivacité d’esprit, d’un humour certain, d’une joie profonde qui l’habite mais tout ces traits de caractère sont souvent camouflés par un certain prolixe qui le fait paraître homme de contraste et de volubilité. Ce qui le rend admirable à mes yeux demeure sa capacité de ne pas accorder son comportement aux conseils d’autrui lui évitant ainsi de se confectionner des vêtements à la mesure des autres, une garde-robe qui le rendrait ridicule. Voilà pourquoi, on le trouve dérangeant.
Jacques est un être attachant autant pour ses forces que pour ses fragilités, autant pour son opiniâtreté à combattre l’adversité que pour son désir profond de communiquer pour mieux s’épanouir. Certes, il façonne son bonheur au quotidien par le plaisir qu’il provoque chez les siens. Sa vertu principale réside à vouloir être utile au plus grand nombre et à prendre peut-être trop à cœur les problèmes de ses proches. Il prend l’entraide à cœur et non à l’heure.
Ascension fulgurante et dégringoladeDans sa prime jeunesse, Jacques était ‘’planteur aux quilles’’ et parmi les plus rapides. Il travaillait fort pour quelques sous qu’il échangeait pour des cigarettes. ‘’C’est là que j’ai appris à trimer dur sans ressentir la fatigue. Jeune adolescent, je fus un golfeur prometteur avec un sac et 7 différents bâtons de golf d’autant de compagnies disparates et malgré la fièvre des foins’’, dira-t-il d’un ton rieur.
Jeune adulte, il sera à la fois et à temps plein, étudiant en éducation physique et sportive, enseignant dans le même champ d’action, tout en donnant des cours de conditionnement physique pour le ski alpin les fins de semaine. Il rajoutera d’autres efforts surhumains pour la construction de la résidence familiale. Le résultat fut catastrophique. Il vécut l’effondrement physique dû au surmenage, il connut la noirceur de l’angoisse généralisée qui le conduisit à la dégringolade émotive et spirituelle. À 43 ans, il devra vivre avec la déclaration médicale d’invalidité.
Remontée en surfaceAprès avoir vécu les bas-fonds du désespoir et la déchéance physique, Jacques qui pesait moins de 125 livres amorcera une remontée spectaculaire. Il délaissera les médicaments au profit de l’entraînement quotidien par la nage. En 1982 et jusqu’à l’an 2002, il fondera et dirigera le Club des Maîtres , Les Barbotteurs de Shawinigan qui accueillit jusqu’à 63 membres actifs. Il s’imposera en longueurs de piscine 4,5 kms quotidiennement, sept jours par semaine, pendant plus d’un quart de siècle soit l’équivalent de 41,062 kms, i.e. 7 fois l’aller et retour du Québec à la Floride à la nage. Qui dit mieux? Bravo Champion!... homme renouvelé et heureux qui par son charisme sait rendre joyeux tous ceux et celles qu’il côtoie.


