Le directeur-général de la Classique de canots de la Mauricie, Jacques Bellemare, promet des cérémonies qui marqueront l’imaginaire lors de l’intronisation au Temple de la renommée du canot des frères Corbin, deux légendes vivantes en Mauricie, qui ont admis avoir bien hâte à ce moment. «J'ai bien aimé lorsqu'on a été intronisé à Cooperstown. Ça prouve que toutes ces années de travail, ce n'est pas pour rien. Ça sera de beaux moments et personne ne pourra jamais nous enlever ça», a laissé tomber Serge Corbin, qui ne participera pas à la Classique cette année en raison d’une blessure au pied. «Ça va être spécial, car ça va se faire dans notre région», a rajouté Claude Corbin.
Aussitôt la conférence de presse terminée, les médias ont immédiatement demandé au duo de raconter quelques moments de leur carrière. «Je me souviens à l’époque, Claude s’entraînait avec des roches dans son canot, car il n’existait pas de C1, a raconté Serge à la blague. Je crois que lorsqu’on a décidé de faire la Classique ensemble, on étaient prêts», a analysé Serge, qui aura inscrit son nom à 34 reprises sur le trophée de champion de la Classique en compagnie de son frère.
Des activités pour toute la famille
Jeux gonflables, feux d’artifices et spectacles sont au menu de la Classique cette année. «Nous aurons comme mission de dynamiser le boulevard Saint-Maurice le samedi soir. Nous allons faire une danse de type "flash mob", qui consiste en une performance interprétée dans le public, sans qu’elle soit annoncée. À la fin de cette danse, on se retrouve 60 personnes à faire la chorégraphie du début», a raconté Cynthia Chouinard de l’école de danse Balarel. Quelques danseuses ont offert une présentation au public pendant la conférence de presse.
La finale au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est également une nouveauté qui devrait plaire aux spectateurs, selon Jacques Bellemare. «Les organisateurs de la Classique de canots nous ont interpellés pour savoir si le site pouvait être approprié pour leur événement. On s’est rapidement rendu compte que c’était idéal pour la présentation de la finale, car on a tout ce qu’il faut pour accueillir beaucoup de monde. L’entente n’a pas été difficile à conclure», a raconté le recteur Yoland Ouellet La Ville de Shawinigan a de nouveau démontré son appui à la Classique par une aide financière. «La classique est une véritable tradition chez nous et disons que cette année, ce ne sont pas les grands événements qui ont manqué à Shawinigan. Nous allons accueillir les meilleurs canotiers en Amérique du Nord et nous espérons que la contribution de 40 000$ de la Ville de Shawinigan pourra permettre la poursuite de cette belle tradition», a mentionné Jean-Yves Tremblay, représentant le maire Michel Angers.
Deux points bien expliqués…
Dans les dernières semaines, l’Association des coureurs en canots du Québec (ACCQ) et la Classique ont été à couteaux tirés en raison de certaines nouveautés. Deux tours de bouée ont semblé déplaire aux canotiers. «Le village de Grandes-Piles voulait avoir quelque chose de spécial près de l’ancien quai et c’est la raison pour laquelle ont a décidé de mettre un tour de bouée équivalent à environ cinq ou six minutes à cet endroit», a expliqué Jacques Bellemare en conférence de presse.
La finale était également un point de litige entre les deux entités, mais le directeur-général croit que ces quelques changements seront un plus pour la Classique. «Nous avons la possibilité de collecter au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, ce que nous n’avions pas à l’Île-Saint-Quentin. Nous avons faits quelques changements mineurs, mais nous croyons que ça va améliorer l’image de la Classique et sa visibilité», a mentionné M. Bellemare.
L’organisation des Cataractes de Shawinigan sera d’ailleurs en charge d’assumer le rôle de président d’honneur de l’événement.


